Mount Nimba Strict Nature Reserve

Guinea,
Côte d'Ivoire
Inscribed in
1981
Criteria
(ix)
(x)

Located on the borders of Guinea, Liberia and Côte d’Ivoire, Mount Nimba rises above the surrounding savannah. Its slopes are covered by dense forest at the foot of grassy mountain pastures. They harbour an especially rich flora and fauna, with endemic species such as the viviparous toad and chimpanzees that use stones as tools.
© UNESCO

Summary

2017 Conservation Outlook

Finalised on
09 Nov 2017
Critiques
La situation du mont Nimba reste à un niveau élevé de risque en raison de la pression croissante sur le site, de la situation insuffisamment contrôlée et des risques potentiels des projets miniers (la concession dans la partie guinéenne, l'extraction éventuelle en Côte d'Ivoire, la réouverture des mines au Libéria). Des autres activités humaines comme le braconnage, les feux, les empiètements agricoles, la coupe de bois pour le combustible menacent aussi le site. Le contrôle du site est insuffisant et il n'y a aucune gestion active concertée entre les trois Etats (Côte d'Ivoire, Guinée et Libéria). Les bénéfices liés au site pour la population locale sont insignifiants et la pression extérieure pour la terre et la nourriture est très élevée : par conséquent le site est considéré comme une zone complémentaire potentielle pour l'économie locale. La surexploitation des forêts à l'extérieur, y compris la partie de forêts protégée de la Réserve de Biosphère renforce la différence entre l'intérieur et l'extérieur. D'autres conséquences indirectes des activités minières seraient l'ouverture de chemins de fer pour l'exportation du fer et l'arrivée de personnes attirées par la création d'emplois. L'absence ou la faiblesse d'un suivi conjoint et de recherches scientifiques à l'échelle globale (3 Etats) constitue aussi un point négatif.

Current state and trend of VALUES

Critical
Trend
Stable
Les valeurs du bien sont toujours présentes mais ils restent menacés par les pressions anthropiques croissantes, notamment les feux incontrôlés, le braconnage, la destruction des habitats en périphérie du bien, l’extension de pratiques agricoles et forestières en limite voire à l’intérieur du bien. L'activité minière constitue une des menaces les plus importantes sur la VUE du bien de même que la dégradation des habitats naturels critiques pour les espèces présentes. La tendance est stable, mais pourrait se détériorer, dépendant de la décision d'exploitation ou non. Si l'exploitation était acceptée l'avenir des valeurs naturelles dépendrait de l'efficacité des mesures entreprises, dont la réalisation d'EIES et d'EES et de la mise en place de Plans de Gestion Environnemental et Social (PGES).

Overall THREATS

Very High Threat
La situation du mont Nimba reste à un niveau élevé de risque en raison de la pression croissante sur le site, de la situation insuffisamment contrôlée et des risques potentiels des projets miniers (les concessions dans la partie guinéenne, l'extraction éventuelle en Côte d'Ivoire, la réouverture des mines au Libéria). Les feux, les empiètements agricoles et la déforestation sont d'autres menaces à considérer (UICN/PAPACO, 2009). La faiblesse d'une gestion concertée tripartite pourrait exacerber ces menaces. D'autres menaces potentielles sont le changement climatique et les espèces envahissantes qui pourraient sérieusement compromettre l'intégrité, notamment du fait de la grande sensibilité des espèces endémiques vivant en altitude et en milieux quasi insulaires.

Overall PROTECTION and MANAGEMENT

Some Concern
Le site est globalement dans une situation très préoccupante du fait de l'addition de nombreuses menaces. La capacité de gestion de l’Office Guinéen de la Diversité Biologique et des Aires Protégées reste encore limitée et est très dépendante de l’appui technique et financier du projet PNUD/GEF; et les agents de surveillance sont encore en nombre insuffisant pour pouvoir contrôler les menaces efficacement. L'Office Ivoirien des Parcs et des Réserves (OIPR) a rétabli la gestion du site après les troubles socio-politiques. Le bien ne dispose pas de zone tampon en Côte d’Ivoire, et celle de la réserve de biosphère créée en Guinée est totalement inopérante. L’état de conservation de la zone périphérique continue de se dégrader sous l’effet de l’accroissement des pressions anthropiques en général. Suite à la fin de la crise socio-politique en Côte d’Ivoire et de l’épidémie à virus Ebola en Guinée, et avec l’établissement récent d’un accord de partenariat entre la Guinée et le Liberia, il est urgent de réactiver la commission de gestion tripartite du bien. Une bonne matérialisation des limites actualisées assortie de cartes bien illustrées est également indispensable. La réalisation d’Evaluations Environnementales Stratégiques (EES), en plus des EIES, relative au bien est indispensable (notamment dans la partie Guinéenne) afin de mieux appréhender et anticiper les menaces croissantes liée à l’activité minière.

Full assessment

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Finalised on
09 Nov 2017

Description of values

Une importante variété d'habitats

Criterion
(ix)
Faisant partie des rares véritables chaînes montagneuses de l’Afrique de l’ouest, le Mont Nimba s’élève abruptement jusqu’à une altitude de 1 752 m au-dessus d’un panorama ondulant de plaines forestières de basse altitude. C’est un refuge isolé couvert de forêt de montagne qui constitue dans le paysage du Golfe de Guinée un site exceptionnel au plan écologique, renfermant des habitats particuliers (Lamotte & Roy, 2003). Ses caractéristiques géomorphologiques et son climat subéquatorial montagnard aux forts contrastes saisonniers et altitudinaux lui confèrent une riche variété de microclimats. Cette dernière a contribué à l’individualisation d’un peuplement végétal et d’une faune insolites, ainsi qu’à un écosystème dynamique et exceptionnellement varié. Les formations végétales qui occupent les vallées ou qui sont situées sous les plateaux sont des forêts sempervirentes, souvent des forêts primaires. Les savanes des régions inférieures, pauvres en matière ligneuse, occupent des plateaux latéritiques et constituent de vastes espaces ouverts au pied du site. (SoOUV, 2012)

Une richesse faunistique et floristique exceptionnelle avec de nombreuses espèces endémiques et/ou menacées

Criterion
(x)
Sa position géographique et climatologique unique combinée avec son historique biogéographique font que la chaîne de Nimba dispose d’une des plus remarquables diversités biologique de toute la région ouest africaine, avec un fort potentiel d’endémisme (Lamotte & Roy, 2003 ; Sandberger et al., 2010 ; Granier et al, 2011 : Denys & Aniskine, 2012 ; Monadjem et al. 2016). La grande diversité d’habitats de la réserve avec ses nombreuses niches permet au bien d’abriter d’une part plus de 317 espèces de vertébrés dont 107 de mammifères, et d’autre part plus de 2 500 espèces d’invertébrés (SoOUV, 2012). Plusieurs espèces sont endémiques du mont Nimba ou de l'Afrique de l'Ouest. C’est notamment le cas de deux espèces de crabes d’eaux douces (Liberonautes lugbe (CR) et Liberonautes nimba (VU)), d’une espèce de libellule (Paragomphus kiautai) et de l’unique crapaud vivipare (Nimbaphrynoides occidentalis (CR)), tous endémiques du Mont Nimba. On y trouve également deux espèces de mammifères endémiques de la sous-région, à savoir le micropotamogale (Micropotamogale lamottei) et la chauve-souris Hipposideros lamottei (CR) (Monadjem et al. 2016). Ces derniers auteurs ont récemment évalué la richesse en chauve-souris du Mont Nimba à 97 espèces. Le site renferme également des espèces emblématiques telles que des chimpanzés (Pan troglodytes verus (CR)) capablent d’utiliser des outils. La réserve abrite une flore très importante, avec une forêt dense couvrant la base du massif jusqu'à 1 000 m d’altitude, remplacée plus haut par une forêt montagnarde riche en épiphytes. Plus de 2 000 espèces de plantes vasculaires, dont plusieurs endémiques ou quasi-endémiques, y ont été recensées (SoOUV, 2012; Marshall & Haw-Thorne, 2013).
Réserve de biosphère
Le mont Nimba fait partie de "l'épine dorsale guinéenne", s'élevant à 1,752 mètres au-dessus du niveau de la mer et représentant un vaste bassin versant avec une grande diversité topographique. Les habitats, y sont très variés, incluant une prairie de haute altitude, une savane de plaine avec de nombreuses communautés herbacées, des forêts primaires situées principalement sur les contreforts et dans les vallées, des forêts plus sèches de moyenne altitude ainsi que des forêts-galeries. La zone contient une riche flore endémique (incluant Blaeria nimbana et Dolichos nimbaensis) ainsi qu'une faune intéressante. Il n'y a jamais probablement eu de village sur la montagne elle-même. Cependant, il y a dix villages dans le voisinage immédiat du Nimba avec plusieurs milliers d'habitants, dont l'activité économique principale est l'agriculture. (MaB/Unesco, website, 2012)

Assessment information

Very High Threat
Le Mont Nimba est fortement menacé, principalement à cause de la pression locale sur les ressources et du fait du contrôle insuffisant de la zone tant en Guinée qu'en Côte d'Ivoire. Le braconnage pour la viande de brousse est le principal problème (UICN/Unesco, 2007 ; UICN/Unesco, 2008 ; UICN/PAPACO, 2009; WCF, 2010). Le feu de brousse, mis essentiellement pour le pâturage en périphérie, constitue également une véritable menace pour l'intégrité des habitats et la biodiversité (Poilecote et Loua, 2009), ainsi que la coupe illicite de bois pour l'agriculture sur brûlis.
Identity/ Social Cohesion/ Changes in local population and community
Low Threat
Outside site
Un certain nombre de réfugiés libériens n'ont pas quitté la région et augmente ainsi la pression sur les terres et les ressources alimentaires.
Hunting (commercial/subsistence)
Very High Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Le braconnage dans la partie guinéenne est important et la situation dans la partie ivoirienne est considérée comme étant plus mauvaise qu'il y a quelques années. Plusieurs espèces, comme le Céphalophe noir (Cephalophus niger), le Chevrotain aquatique (Hyemoschus aquaticus), l'Antilope royale (Neotragus pygmaeus), ainsi que certains Primates comme le Colobe de Van Beneden (Procolobus verus) et le Cercopithèque diane (Cercopithecus Diana) qui est particulièrement sensible aux perturbations de l'environnement, semblent très menacées, non seulement localement, mais aussi sur le plan régional. L'activité cynégétique a principalement un but alimentaire et la commercialisation (44 % à 52,57 % des captures est entièrement ou partiellement commercialisé), est plutôt interne à la zone. Le site doit être considéré comme à haut risque pour la faune. (UICN/Unesco, 2007) (UICN/Unesco, 2008) (WCF, 2010)
Logging/ Wood Harvesting
Very High Threat
Inside site
, Scattered(5-15%)
Outside site
La mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN qui s’est déroulée en 2013 a noté l’isolement écologique progressif du bien dans la partie ivoirienne lié à la dégradation rapide de la couverture forestière à sa périphérie, dans les zones tampon et de transition de la réserve de la biosphère, ainsi que dans les deux autres zones centrales. Cette déforestation est liée à une pression démographique croissante, consécutive à la crise en Côte d’Ivoire et également du fait de la présence des explorations minières en Guinée (SOC report, 2013). En Guinée, on constate une exploitation extensive du bois dans la zone tampon, et même dans la réserve, surtout lié à l'agriculture sur brûlis (Koops, observation personnelle).
Fire/ Fire Suppression
Very High Threat
Inside site
, Widespread(15-50%)
Outside site
Les origines de feux sont principalement de trois ordres:
- la mise à feu pour cultiver des parcelles de terres agricoles
- la mise à feu pour maintenir ou agrandir les terres d'élevage
- la mise à feu pour faciliter la chasse et le braconnage qui, d'une part, pénètrent plus facilement dans les endroits difficiles (les refuges de faune), d'autre part, profitent de la fuite des animaux devant le feu pour les tuer plus facilement. La répétition des feux utilisés pour ces besoins pourrait lentement et subrepticement changer la composition de la flore et par conséquent l'ensemble des valeurs naturelles. (UICN/Unesco, 2007)
Invasive Non-Native/ Alien Species
Data Deficient
Inside site
, Scattered(5-15%)
Outside site
Selon Schnell (1987), les espèces envahissantes se propagent le long des routes construites lors des activités minières.
Very High Threat
Le problème potentiel principal est lié aux projets miniers et les résultats de l'EIES seront décisifs pour l'avenir du site. Les empiètements agricoles doivent être l'objet d'un suivi pour vérifier s'ils sont juste en relation avec l'agitation civile récente en Côte d'Ivoire ou s'il s'agit d'un mouvement plus profond. (UICN/Unesco, 2007 ; UICN/Unesco, 2008 ; WCF, 2010)
Mining/ Quarrying
Very High Threat
Outside site
L’exploitation minière pourrait changer l'environnement global et l'écosystème. Les travaux d’exploration sont en cours sur les deux sites (SMFG, WAE), selon des modalités qui paraissent ne pas avoir affecté profondément les milieux (SOC Report, 2013). Les résultats des Etudes d'Impact Environnemental et Social détermineront les risques et proposeront ou des solutions ou l'abandon du projet minier. En ce qui concerne la concession de la compagnie Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG), les études de base étaient en voie de finalisation en vue de compéter un premier rapport de l’EIES en fin 2013. Toutefois, la crise ébola qui a ravagé la région a ralenti ce processus.
La zone de savane où se concentrent les travaux d’exploration de la Western Africa Exploitation (WAE), quoique situés à l’extérieur du bien mais à sa limite immédiate, participe à la diversité, au fonctionnement et à l’équilibre général de l’écosystème des Monts Nimba. Vu leur proximité, une mise en œuvre des deux projets aurait un impact sur l’intégrité de la partie du bien située entre les deux concessions (SOC Report, 2013). Un projet minier a été décrit pour la partie Ivoirienne: il est nécessaire de suivre soigneusement l'évolution du projet qui est annoncé comme étant abandonné. Il y a une probabilité que l'exploitation minière redémarre dans la partie libérienne, ce qui pourrait produire une pollution des rivières de la partie ivoirienne du site. (UICN/Unesco, 2007) (UICN/Unesco, 2008). Finalement, il convient de signaler que même si les concessions minières ne chevauchent pas le bien, des impacts négatifs sur le bien sont probables (pollution, bruit, lumière, etc). En particulier, les espèces territoriales tels les chimpanzés sont susceptibles d'être déplacés de la zone de la concession pour s'établir dans d'autres régions, ce qui pourrait causer des conflits avec leurs congénères résidents (consultation UICN, 2017).
Roads/ Railroads
High Threat
Outside site
La construction d'un chemin de fer est envisagée en Guinée pour l'exportation de fer du mont Nimba. Un projet semblable pourrait être réalisé en Côte d'Ivoire si l'extraction de fer y était décidée. Ce type d'infrastructure risque d'isoler (physiquement et d'un point de vue génétique) davantage les populations de chimpanzés.
Crops
High Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
Une très forte pression s'exerce toujours sur la périphérie du site et dans quelques zones des parties inférieures de celui-ci, là où les réfugiés se sont intégrés (UICN/Unesco, 2008) (WCF, 2010) et où les migrants internes se sont installés.
La situation du mont Nimba reste à un niveau élevé de risque en raison de la pression croissante sur le site, de la situation insuffisamment contrôlée et des risques potentiels des projets miniers (les concessions dans la partie guinéenne, l'extraction éventuelle en Côte d'Ivoire, la réouverture des mines au Libéria). Les feux, les empiètements agricoles et la déforestation sont d'autres menaces à considérer (UICN/PAPACO, 2009). La faiblesse d'une gestion concertée tripartite pourrait exacerber ces menaces. D'autres menaces potentielles sont le changement climatique et les espèces envahissantes qui pourraient sérieusement compromettre l'intégrité, notamment du fait de la grande sensibilité des espèces endémiques vivant en altitude et en milieux quasi insulaires.
Relationships with local people
Some Concern
Trois Comités Villageois de Surveillance (CVS) ont été créés. Ils incluent des chasseurs qui veulent participer activement à la conservation et à la gestion durable de la vie sauvage. Les CVS sont aussi associés à la mise en œuvre des équipes d'écogardes et à celle des activités alternatives comme l'élevage d'aulacodes. Le développement d'actions concernant des activités économiques et la conservation du site (Comités Villageois de la Surveillance) témoigne de relations relativement bonnes avec les communautés locales mais cela doit être amélioré (UICN/Unesco, 2007). Selon les informations disponibles, il semble que les CVS en Guinée ne sont plus tout à fait opérationels (Consultation UICN, 2017).
Legal framework
Some Concern
Avec la publication en 2010 du Décret portant actualisation des actes de classement et de gestion des aires de la réserve de la biosphère des Monts Nimba, le statut légal du bien est désormais clarifié en droit Guinéen. En Guinée, les travaux de géo-référencement et de marquage des limites étaient en cours et auraient dû être finalisés avant la fin de l’année 2013 (SOC report, 2013). Toutefois, la crise d'Ebola a causé une stagnation des activités sur le terrain.
Il y a un besoin énorme d'une clarification du zonage principalement pour la Réserve de Biosphère et pour la zone tampon en particulier, dans la partie guinéenne. Sa définition statutaire est trop vague pour être opposable dans les actions qui, quotidiennement, mettent en danger les zones centrales (braconnage, feux, agriculture, déboisements) (UICN/Unesco, 2007). Pour la partie ivoirienne, la Réserve intégrale du Mont Nimba jouit d'un statut de protection intégrale et son statut a été renforcé par la loi 2002-102 du 11 février 2002 qui lui confère la qualité de domaine public inaliénable de l'Etat.
Enforcement
Some Concern
Du coté de la Guinée, mise en place d’un projet de l’UE en 2014, pour l’appui à l’opérationnalisation du corps des conservateurs de la nature (éco gardes) qui prend en compte les surveillants paramilitaires des Monts Nimba (CEGENS, 2016). Appui des chasseurs et des populations riveraines dans les activités génératrices de revenus et le développement socio-économique ; de 2014 à nos jours par le PNUD, les sociétés minières et Stwar (CEGENS, 2016). Ces activités, comme toute activité sur le terrain, ont été compliqués par la crise Ebola. Pour la Côte d’Ivoire, l’OIPR vient de bénéficier d’un financement 250 millions de FCFA pour les quatre prochaines années (2017-2020) dont 62 502 000 FCFA pour l’année 2017, afin d’assurer la gestion des différentes de fonction de gestion et d’aménagement de la reserve (OIPR, 2016)
Besoin de renforcement des capacités humains et matériels des agents aussi bien pour le suivi écologique que pour la gestion éfficace du site.
Integration into regional and national planning systems
Effective
Le dialogue pour la mise en place d’une gestion transfrontalière du massif des Monts Nimba entre la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Liberia a repris depuis la fin de la crise ivoirienne. Un quatrième atelier trilatéral a été organisé en décembre 2012 (SOC report, 2013). « L’Accord tripartite pour la gestion transfrontalière des Monts Nimba » devrait être signé en août 2013. Mais on a noté suspension des activités de gestion transfrontalières, y compris la préparation du 6ème atelier tri-nationale qui devait se déroulée en Côte d’Ivoire en 2014, en raison de l’avènement de la maladie à virus Ebola. L’ouverture des frontières entre la Guinée et la Côte d’Ivoire suite à la fin de cette épidémie devrait permettre la reprise de cette activité.
Management system
Some Concern
Le Centre de Gestion de l'Environnement des Monts Nimba et Simandou (CEGENS) et OGUIDAP ont des moyens insuffisants pour travailler dans le site et dans la Réserve de Biosphère. L'Office Ivoirien des Parcs et des Réserves (OIPR) vient juste de rétablir la gestion du site après les troubles socio-politiques. Un plan de gestion simplifié pour 3 ans a été adopté en 2012 pour la partie ivoirienne du bien; sa mise en œuvre est hypothéquée par l’absence de financement. Pour la partie guinéenne, aucun plan de gestion n’est encore disponible mais un comité de rédaction a été installé à travers le projet PNUD/GEF (SOC report, 2013). La première tentative pour avoir une vision tripartite et une gestion coordonnée du site est très récente (première réunion à la fin de 2010, après les réunions en 2011 et 2012) (UICN/Unesco, 2007; UICN/Unesco, 2008; SOC, 2011) et a été compromis par la crise Ebola. En Côte d’Ivoire, récemment, le suivi de la faune, des pressions et menaces a été renforcé par l'utilisation de l’outil SMART pendant les missions de patrouille.
Management effectiveness
Serious Concern
Avec l’appui du projet PNUD/GEF, les capacités de l’Office Guinéen de la Diversité Biologique et des Aires Protégées (OGUIDAP) sur le terrain et notamment les moyens de surveillance ont été renforcés. Les agents de surveillance bénéficient désormais d’un statut paramilitaire qui renforce leur pouvoir régalien. Cependant, la capacité de gestion de l’OGUIDAP reste encore très limitée et est très dépendante de l’appui technique et financier du projet; et les agents de surveillance sont encore en trop petit nombre pour pouvoir contrôler les menaces efficacement. En Côte d’Ivoire, l’OIPR a désormais réinvesti le territoire du bien et ses locaux détruits pendant le conflit ont été restaurés avec l’appui du Fonds de réponse rapide (SOC report, 2013). Existence d’un projet de protection de la biodiversité de la réserve naturelle intégrale du Mont Nimba financé à hauteur de 10 182 500 FCFA (Dix millions cent quatre-vingt-deux mille cinq cent francs) par le Fonds du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2015. L’OIPR bénéficie également d’un financement 250 millions de FCFA sur 4 ans, dont 62 502 000 FCFA pour l’année 2017, afin d’assurer, un minimum de fonction de gestion et d’aménagement de la réserve.
Implementation of Committee decisions and recommendations
Serious Concern
Beaucoup de points soulignés par différentes décisions du Comité ne sont toujours pas en pratique: plan de gestion, zone tampon, coopération transfrontalière, financement durable.
(Unesco,31 COM 7A.3 ; 32 COM 7A.3 ; 33 COM 7A.3 ; 34 COM 7A.3 ; 35 COM 7A.3 ; 36 COM 7A.3; 37 COM 7A.3 ; 38 COM 7A.36 ; 39 COM 7A.3 ; 40 COM 7A.36)
Boundaries
Some Concern
Les limites du site sont correctes tant sur les documents que les cartes, mais il y a un besoin de définition concernant la zone tampon dont les limites sur le terrain ne sont pas facilement reconnaissables. (UICN/Unesco, 2007) Le bien ne dispose pas de zone tampon en Côte d’Ivoire, et celle de la réserve de biosphère créée en Guinée est totalement inopérante. L’état de conservation de la zone périphérique continue de se dégrader sous l’effet de l’accroissement des pressions anthropiques en général (SOC report, 2013).
Sustainable finance
Some Concern
Le financement du site est insuffisant mais l'aide internationale compense actuellement cette faiblesse. La Fondation pour les Parcs et Réserves de la Côte d'Ivoire est une institution privée à but non lucratif, créée le 20 novembre 2003 pour la création, la gestion et le financement des parcs nationaux et des réserves naturelles. Il a pour des missions de faciliter le financement à long terme de la conservation des parcs nationaux et des réserves naturelles et de placer les fonds rassemblés dans un fonds fiduciaire. En 2012, aucune information n'est disponible sur les résultats financiers. (UICN/Unesco, 2007) (UICN/Unesco, 2008) (SOC, 2012). Existence d’un projet de protection de la biodiversité de la réserve naturelle intégrale du Mont Nimba financé à hauteur de 10 182 500 FCFA (Dix millions cent quatre-vingt-deux mille cinq cent francs) par le Fonds du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2015. L’OIPR bénéficie également d’un financement 250 millions de FCFA sur 4 ans, dont 62 502 000 FCFA pour l’année 2017, afin d’assurer, un minimum de fonction de gestion et d’aménagement de la réserve.
Staff training and development
Data Deficient
Data deficient
Sustainable use
Data Deficient
Data deficient
Education and interpretation programs
Data Deficient
Data deficient
Tourism and visitation management
Some Concern
L'IREB met en oeuvre un programme d'écotourisme avec des visites aux chimpanzés de Bossou, ainsi que des excursions au sommet du Mont Nimba.
Monitoring
Some Concern
Des efforts ont été entrepris pour mettre en place un système de suivi écologique à travers le projet PNUD/GEF en Guinée, mais celui-ci ne couvre pas la partie ivoirienne non plus et ne semble prendre en compte plusieurs éléments importants de la VUE, tel que les savanes de haute altitude et les cours d’eau. (UICN/Unesco, 2007 ; SOC report, 2013). En Côte d’Ivoire, recemment, le suivi de la faune, des pressions et menaces a été renforcé par l'utilisation de l’outil SMART pendant les missions de patrouille. De manière générale on note une Insuffisance des financements pour prendre en compte certaines fonction de gestion comme le suivi écologique dans la totalité du bien.
Research
Some Concern
La recherche n'est pas très bien développée et est concentrée sur des chimpanzés dans la Forêt Protégée de Bossou (UICN/Unesco, 2007) et dans la région de Seringbara en Guinée. Une présence permanente de recherche a été temporellement suspendu en 2014 en raison de la crise Ebola (Consultation UICN, 2017). Il y a eu une activité de recherche considérable dans le passé, mais (à l'exception de la recherche sur les chimpanzés), cela n'existe que sporadiquement actuellement, notamment dans la parite guinéenne. L'insuffisance de recherche scientifique entraine un manque d'études récentes, nécessaires à la gestion du site.
Le site est globalement dans une situation très préoccupante du fait de l'addition de nombreuses menaces. La capacité de gestion de l’Office Guinéen de la Diversité Biologique et des Aires Protégées reste encore limitée et est très dépendante de l’appui technique et financier du projet PNUD/GEF; et les agents de surveillance sont encore en nombre insuffisant pour pouvoir contrôler les menaces efficacement. L'Office Ivoirien des Parcs et des Réserves (OIPR) a rétabli la gestion du site après les troubles socio-politiques. Le bien ne dispose pas de zone tampon en Côte d’Ivoire, et celle de la réserve de biosphère créée en Guinée est totalement inopérante. L’état de conservation de la zone périphérique continue de se dégrader sous l’effet de l’accroissement des pressions anthropiques en général. Suite à la fin de la crise socio-politique en Côte d’Ivoire et de l’épidémie à virus Ebola en Guinée, et avec l’établissement récent d’un accord de partenariat entre la Guinée et le Liberia, il est urgent de réactiver la commission de gestion tripartite du bien. Une bonne matérialisation des limites actualisées assortie de cartes bien illustrées est également indispensable. La réalisation d’Evaluations Environnementales Stratégiques (EES), en plus des EIES, relative au bien est indispensable (notamment dans la partie Guinéenne) afin de mieux appréhender et anticiper les menaces croissantes liée à l’activité minière.
Assessment of the effectiveness of protection and management in addressing threats outside the site
Serious Concern
La zone à l'extérieur du site est soumise à une très haute pression démographique qui pousse la population locale à utiliser le site comme un territoire complémentaire. Les actions de contrôle à l'intérieur du site ne seront pas efficaces sans actions à l'extérieur.
World Heritage values

Une importante variété d'habitats

Critical
Trend
Stable
Les valeurs du bien sont toujours présentes mais ils restent menacés, notamment l'intégrité des habitats, par les pressions anthropiques croissantes. C'est le cas pour les feux incontrôlés essentiellement liés aux activités agropastorales de la périphérie (Poilecote & Loua, 2009), le braconnage, la destruction des habitats en périphérie du bien, l’extension de pratiques agricoles et forestières en limite voire à l’intérieur du bien (SOC report, 2013). Les activités minières, la forte pression démographique ainsi que le changement climatique constituent des menaces potentiellement importantes pour l'intégrité du bien.

Une richesse faunistique et floristique exceptionnelle avec de nombreuses espèces endémiques et/ou menacées

High Concern
Trend
Stable
L'habitat des chimpanzés de Bossou et Nimba n'est pas suffisamment protégé par la réglementation et le groupe de Bossou est très petit. Le crapaud vivipare pourrait être très affecté par la fragmentation de son habitat en relation avec la concession minière acceptée. Des conséquences globales sur d'autres espèces importantes pourraient aussi survenir. La chasse, le braconnage, l'agriculture et la pêche constituent les menaces les plus importantes sur la VUE du bien de même que la dégradation des habitats naturels critiques pour les espèces présentes (UICN/PAPACO, 2009 ; UICN/Unesco, 2013). On note toutefois une relative bonne preservation de la diversité biologique du site, voir une augmentation, comme c’est le cas pour la diversité des chauves-souris dont l’évaluation la plus recente (2008-2012) indique 59 espèces au lieu de 41 espèces connues précédemment (Monadjem et al 2016).
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Critical
Trend
Stable
Les valeurs du bien sont toujours présentes mais ils restent menacés par les pressions anthropiques croissantes, notamment les feux incontrôlés, le braconnage, la destruction des habitats en périphérie du bien, l’extension de pratiques agricoles et forestières en limite voire à l’intérieur du bien. L'activité minière constitue une des menaces les plus importantes sur la VUE du bien de même que la dégradation des habitats naturels critiques pour les espèces présentes. La tendance est stable, mais pourrait se détériorer, dépendant de la décision d'exploitation ou non. Si l'exploitation était acceptée l'avenir des valeurs naturelles dépendrait de l'efficacité des mesures entreprises, dont la réalisation d'EIES et d'EES et de la mise en place de Plans de Gestion Environnemental et Social (PGES).

Additional information

Water provision (importance for water quantity and quality)
Le mont Nimba est une des principales réserves d'eau de l'Afrique occidentale avec un total annuel de précipitations qui se situe entre 2000 et 3000 mm par an. La conservation des écosystèmes du Mont Nimba et sa topographie est cruciale pour maintenir le rôle du site comme "château d'eau" régional.
Factors negatively affecting provision of this benefit
Climate change
Impact level - Moderate
Habitat change
Impact level - Moderate
Collection of medicinal resources for local use,
Outdoor recreation and tourism
Le développement du tourisme contribuerait à l'économie locale et plus généralement pour les sociétés globales, mais le tourisme n'est pas du tout une activité actuelle. Cet apport économique pourrait être un complément au revenu local et réduire par conséquent les menaces sur le site.

Du fait de sa forte richesse biologique et de la présence de nombreuses espèces endémiques (plantes notamment), le site représente potentiel immense, mais non estimé, pour la valorisation en recherche biologique et médicale
Factors negatively affecting provision of this benefit
Pollution
Impact level - Low
Overexploitation
Impact level - Low
Contribution to education
L'éducation liée au site est à un niveau très bas. Ceci est certainement un autre domaine à développer d'urgence comme outil pour impliquer des sociétés locales (voire nationales) dans une meilleure compréhension de l'importance du mont Nimba. La production de connaissances scientifiques, notamment dans la compréhension de l’adaptation et de l’évolution des espèces, est très importante. C’est notamment le cas pour l’étude des chimpanzés utilisateur d’outils et du crapaud vivipare. Dans le contexte actuel du changement climatique, le site représente un formidable modèle pour des études plus poussées sur la biodiversité et l’adaptation des espèces aux milieux extrêmes.
Le seul avantage significatif réel est lié à la réserve d'eau protégée par le site. Cet avantage pourrait être en danger si la topographie du sommet du mont Nimba était modifiée ou abaissée pour l'exploitation minière. L'écotourisme et la valorisation à travers la recherche biologique et médicale seraient potentiellement un avantage pour l'économie locale mais il faudrait développer fortement les infrastructures logistiques (routes, logements, guidage) et la recherche scientifique. L'éducation est certainement le sujet le plus facile à développer car cela peut se faire au niveau local avec l'aide d'associations internationales et avec une plus grande collaboration impliquant les universités et centres de recherche ainsi que le secteur privé.
Organization/ individuals Project duration Brief description of Active Projects
1 Université de Kyoto (KUPRI)/IREB Programme de recherche sur les chimpanzés de Bossou et Mt Nimba. Le but est d'observer de manière permanente les chimpanzés de cet endroit spécifique et décrire son comportement.
2 UE/OIPR Programme de Conservation des Aires Protégées de Côte-d’Ivoire. Le but est de définir une stratégie et un cadre à l'échelle nationale pour les aires protégées.
3 WCF/FFI/WWF Plan d'action régionale pour la conservation des chimpanzés d'Afrique de l'Ouest. Le but du Plan est de proposer une action détailléepour laconservation des chimpanzés à une échelle globale.
4 UNDP/CEGENS Programme de conservation de diversité biologique des Monts Nimba par une gestion intégrée et participative. Le but est d'intégrer la conservation des valeurs naturelles avec les activités humaines à l'extérieur du site.
5 STEWARD Trans-boundary governance http://stewardprogram.org/ (following FFI Darwin project close – http://www.nimbadarwin.org/).
6 UE/CEGENS From: 2014
Appui à l’opérationnalisation du corps des conservateurs de la nature (éco gardes) qui prend en compte les surveillants paramilitaires des Monts Nimba
7 UNESCO/CEGENS From: 2015
27000 dollars pour la pérennisation des actions du programme de conservation de la biodiversité des monts Nimba,
8 Fonds du patrimoine mondial de l'UNESCO/OIPR Surveillance du bien, les missions de patrouilles de surveillance, financé à hauteur de Dix millions cent quatre-vingt-deux mille cinq cent (10 182 500) FCFA
9 AFD/OIPR From: 2016
Projet de Conservation des Ressources Naturelles (CORENA)), dans le cadre du premier Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), mise à disposition d’une trentaine d’agents formés à la lutte anti-braconnage à la Direction de Zone Ouest de l’OIPR; et d’un financement 62 502 000 FCFA pour l’année 2017, afin d’assurer la gestion des différentes de fonction de gestion et d’aménagement de la réserve
Site need title Brief description of potential site needs Support needed for following years
1 CEGENS/OIPR Si un Plan de gestion commun (Guinée, Côte d'Ivoire, Libéria) serait très utile, il serait peut-être trop difficile à établir. Un document commun de synthèse des objectifs principaux des 3 composantes nationales pourrait pousser les 3 États vers une politique cohérente.
2 CEGENS/OIPR La nécessité de baser la gestion et la conservation du site sur un suivi coordonné est importante pour répondre aux menaces qui ne sont pas juste aux niveaux nationaux, mais au niveau du site tout entier.
3 CEGENS/OIPR Il y a un besoin réel et urgent de développer des inventaires communs dans les parties guinéennes, Ivoiriennes et libériennes du mont Nimba.
4 Nouvelle phase du projet PNUD Nécessité d’une nouvelle phase de projet PNUD pour la totalité du bien et de développement d’un programme conjoint tripatite de suivi-écologique à l’échelle des trois Etats.
5 Evaluation Environnementale Stratégique En plus des EIES, faire des Evaluation Environnementale Stratégique (Conformité des lois/prise en compte des impacts environnementaux) et de développer un plan de gestion environnemental pour le suivi des activités minières notamment.

References

References
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