Complexe W-Arly-Pendjari

Benin,
Burkina Faso,
Niger
Inscribed in
1996
Criteria
(ix)
(x)

Summary

2017 Conservation Outlook

Finalised on
10 Nov 2017
Bonnes avec quelques préoccupations
Le site ne bénéficie pas suffisamment de moyens financiers, techniques et matériels pour accomplir ses tâches de gestion et de conservation. Les limites de l'aire protégée au titre de la loi sur les parcs nationaux ne sont pas claires sur le terrain pas plus que le rôle légal des zones tampons. La gestion du site est faite de façon concerté avec le Benin et le Burkina.
Les valeurs pour lesquelles le site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial sont encore présentes dans le site. De fortes pressions s'exercent sur le site du fait de la pression extérieure (besoins en terres agricoles, besoins en matériaux forestiers non ligneux, demande en viande de brousse). Les activités extérieures au site génèrent aussi des menaces pour les milieux (envasement, ensablement, pollution) qui pourraient rapidement mettre ces valeurs en danger. Les valeurs de la zone humide pourraient être mises en danger si l'envasement et l'ensablement se poursuivent.

Current state and trend of VALUES

Low Concern
Trend
Stable
Les valeurs pour lesquelles le site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial sont encore présentes dans le site. De fortes pressions s'exercent sur le site du fait de pressions externes (besoins en terres agricoles, besoins en matériaux forestiers non ligneux, demande en viande de brousse). Les activités extérieures au site génèrent aussi des menaces pour les milieux (envasement, ensablement, pollution) qui pourraient rapidement mettre ces valeurs en danger. Malgré les fortes pressions qui s'exercent sur les ressources naturelles et la faible implication des populations dans la gestion des ressources naturelles, ainsi que l'insuffisance des moyens financiers et matériels, le parc conserve encore ses espèces phares.

Overall THREATS

High Threat
Les principales menaces sont liées aux pressions anthropiques qui s’exercent en périphérie du bien, en particulier l'empiètement agricole et le pâturage incontrôlé, et dans une moindre mesure, le braconnage et l'exploitation illégale de ressources non ligneuses. Les autorités nigériennes avec l’appui de la coopération internationale ont mis en place des mesures pour contenir ces pressions, qui demeurent toutefois importantes.
Ce sont les activités de la périphérie immédiate du site qui créent une forte pression sur celui-ci (usage illégal des terres pour l'agriculture, pâturage, feux incontrôlés). Le braconnage (chasse et pêche) ne représente pas actuellement un risque majeur en comparaison avec d’autres aires protégées dans la région, mais demeure toutefois une menace importante pour le site. La collecte de plantes forestières non ligneuses répond à une demande forte mais elle est autorisée sous encadrement du personnel du site; les récoltes étant inférieures aux demandes, il est vraisemblable que cette question va devenir un point clé de gestion du site. Enfin, l'ensablement du site semble progresser, lié aux activités humaines en amont et autour du site: c'est un risque important de transformation des milieux et des paysages. Les menaces potentielles sont de deux ordres: d'une part les projets qui sont arrêtés mais qui pourraient être réactivés (barrages et mines), et d'autre part, la pollution des eaux du Niger, en lien avec les mines exploitées hors du site, qui est mal connue et qui pourrait aussi mettre en péril les valeurs patrimoniales.

Overall PROTECTION and MANAGEMENT

Some Concern
Le site ne bénéficie pas de moyens matériels et financiers suffisants pour atteindre ses objectifs de gestion et de conservation (problèmes logistiques, matériels obsolètes ou hors de fonctionnement). Les limites de l'aire protégée au titre de la loi sur les parcs nationaux ne sont pas clairement présentes sur le terrain pas plus que le rôle légal des zones tampons qui sont celles de la réserve de la biosphère, bien que la loi ne prévoit pas de zone périphérique ou tampon pour les parcs nationaux du Niger. Ces questions concernent directement la gestion du site mais impactent également les relations avec la population locale.

Full assessment

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Finalised on
10 Nov 2017

Description of values

Une grande diversité et un continuum d'écosystèmes aquatiques et terrestres

Criterion
(ix)
Situé dans la vaste plaine d’inondation du fleuve Niger, le parc national du W possède des ressources hydrologiques importantes qui ont favorisé la présence d'une avifaune intéressante qui continue à évoluer. L’importance des zones humides (fleuve Niger, rivières, mares semi-permanentes et permanentes) pour la survie d’espèces migratrices a motivé l’inscription du parc sur la liste Ramsar (1987). Les paysages sont très diversifiés. Ils comprennent des écosystèmes aquatiques (fleuves, rivières, mares) et terrestres où alternent des pelouses herbacées, des savanes broussailleuses et boisées et une forêt-galerie le long du fleuve (SoOUV, 2010, Ramsar, 2005).

Une riche biodiversité avec des espèces menacées

Criterion
(x)
Le site présente une biodiversité assez riche composée essentiellement de 367 espèces d'oiseaux, 120 espèces de poissons (représentatifs de la faune du fleuve Niger) parmi les 140 identifiées dans le pays, 112 espèces de reptiles et d’amphibiens, 73 espèces de mammifères - hors chiroptères, rongeurs et insectivores - et 500 espèces végétales. Il abrite une riche avifaune comprenant de nombreuses espèces d'oiseaux d'eau migrateurs hivernants, par exemple, des Anatidés (canards, oies, cygnes, etc.), des cigognes et des Ardéidés (hérons, butors, etc.). Plusieurs espèces menacées de mammifères sont présentes, parmi lesquelles le lycaon, le guépard, le léopard, l'éléphant, le lamantin d’Afrique et la gazelle à front roux (SoOUV, 2010; Ramsar, 2005).
Réserve de Biosphère (2002)
La réserve de biosphère chevauche les limites des régions biogéographiques soudano-guinéenne, soudanaise et sahélienne et a ainsi une riche biodiversité. La zone héberge une des plus grandes populations d'ongulés d'Afrique occidentale et comprend aussi des zones humides d'importance internationale. Différentes espèces de plantes sauvages continuent à jouer un rôle important dans l'utilisation traditionnelle de la terre et l'agriculture (UNESCO MAB website, 2012).
Représentativité de la région biogéographique de forêts claires/savanes d'Afrique de l'Ouest
Le parc du W du Niger se trouve dans un secteur de transition entre savanes et forêts claires et représente une partie de l'écosystème caractéristique et important de la région biogéographique de forêts claires/savanes d'Afrique de l'Ouest. Cette représentativité a justifié la création d’une réserve de biosphère (1996), devenue transfrontalière avec l’extension au Burkina Faso et au Bénin (2002).
Interactions entre les ressources naturelles et l’homme
Le site reflète les interactions entre les ressources naturelles et l'homme, depuis le néolithique, et représente l'évolution de la diversité biologique dans cette zone (SoOUV, 2010). La végétation est notamment marquée par l'utilisation des feux précoces (survie des espèces pyro-résistantes). En l’absence de feu, les milieux de savane évolueraient vers des forêts sèches (ligneux), conduisant à la disparition des grands ongulés.
Barrière naturelle contre la désertification
La région du W constitue une barrière naturelle contre l’avancement de la désertification depuis le Nord.

Assessment information

High Threat
Les pressions exercées à la périphérie du bien constituent la principale source de menace affectant les valeurs patrimoniales. Des terres sont mises en culture illégalement dans le site et des troupeaux y pâturent. Des feux destinés à des pratiques agricoles à l'extérieur du site l'atteignent parfois accidentellement. Des modifications des milieux sont en cours par ensablement, en relation avec les activités humaines en amont et à la périphérie du bien. Le braconnage et la cueillette des plantes fourragères non ligneuses sont présents mais restent limités.
Erosion and Siltation/ Deposition
High Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
L'envasement (conséquence de l'effet du piétinement des bovins aux abords des points d'eau) et l'ensablement des plans d'eau et du fleuve (conséquence du déboisement effectué en périphérie favorisant l'érosion des sols) sont constatés dans le bien. Ces phénomènes persistent malgré la mise en place d’actions de sensibilisation auprès des populations locales. (UICN/PAPACO, 2010)
Invasive Non-Native/ Alien Species
High Threat
Outside site
Le développement d’espèces invasives a été constaté dans les deux zones tampon, en particulier les jacinthes d'eau et Typha dans la réserve de Dosso (aggrave le phénomène d’ensablement des plans d’eau), et Sida cordifolia dans la réserve totale de faune de Tamou.
Crops
High Threat
Outside site
L’extension de terres agricoles liée à l'agriculture itinérante et au développement des cultures de rente (coton, mil, sorgho) exercent une pression sur la périphérie immédiate du bien. Elle a des conséquences sur la conservation du site (feux, chasse, pêche, coupe de matériaux non ligneux) (UICN/PAPACO, 2010) et certaines cultures (coton) entrainent la dégradation et la salinisation des sols.

L’utilisation illégale des terres s'est traduite par l'occupation des différentes îles de la zone de Karey Kopto, et des tentatives de mise en culture des lits et bas fonds de la rivière Tapoa et de certaines parties sud du terroir du village de Baniguitti, qui sert de frontière naturelle entre le Niger et le Burkina Faso. La réserve totale de faune de Tamou, qui sert de zone tampon au bien, a subi un grignotage important du fait de l’avancée du front agricole (implantation de cultures et de villages). Toutefois, au cours des deux dernières années, le front agricole n'a pas progressé de manière significative du fait du renforcement des actions de surveillance et de sensibilisation (Lefebvre, comm. pers., 2016). Il reste cependant à promouvoir une intensification de l’agriculture pour stabiliser ce phénomène durablement.
Livestock Farming / Grazing
High Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
Le pâturage illégal constitue une menace importante et permanente depuis la création du parc national du W. Il est caractérisé par la présence de pasteurs sédentaires ou transhumants exerçant de façon illégale l'exploitation des ressources fourragères et de points d’eau. La transhumance annuelle de centaines de milliers de bovins dans la région s’exerce pendant la saison sèche.

Mais cette pression est en régression (plusieurs dizaines de milliers d'animaux passaient dans le bien il y a 10 ans) du fait des aménagements de zones pastorales à la périphérie, du balisage et de la création de couloirs de passage (à l’Est du bien), des actions de sensibilisation, de l'intensification de la surveillance particulièrement pendant la saison sèche, impulsés par le programme ECOPAS et d’autres partenaires tels que Africa 70 (WHC/Fonds Italie, 2003) (UICN/PAPACO, 2010) et PAPE (UE/PNUD, 2011-2016).
En revanche, ce phénomène tend à augmenter en périphérie, en lien avec la croissance du cheptel bovin dans les pays de la CEDEAO (Lefebvre, comm. pers., 2016).
Other Biological Resource Use
Low Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
Le prélèvement des produits forestiers non ligneux (plantes médicinales, fruits, etc.) et le ramassage de bois s'effectuent dans le site sous le contrôle des forestiers, ce qui explique la faible proportion des prélèvements. Toutefois, l'activité de cueillette dans le site couvre une faible proportion des besoins des populations. (UICN/PAPACO, 2010)
Fire/ Fire Suppression
Low Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
Des feux tardifs sont déclenchés en périphérie par des éleveurs (pour favoriser les repousses afin de faire face à la période de soudure) ou des braconniers. Parfois, des feux incontrôlés peuvent se propager à l'intérieur du site. Dans le bien et dans la réserve de Dosso (zone tampon), des feux de brousse sont également observés mais ils seraient de moindre importance. (UICN/PAPACO, 2010)
Hunting (commercial/subsistence),
Poaching
High Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
Le braconnage (chasse et pêche) est présent dans le bien mais ses effets ont été réduits au cours de ces dernières années. En 2009, 13 arrestations pour activités illégales (pâturage, pêche et braconnage) ont été enregistrées. (UICN/PAPACO, 2010). Néanmoins, le braconnage commercial a modifié sensiblement le comportement de la faune dans les zones de pression forte, notamment à proximité du fleuve Niger et le long de la rivière Mékrou (Consultation UICN, 2014). Une recrudescence du braconnage des éléphants a été constatée en 2010-2011 mais de moindre gravité que dans les autres composantes du complexe WAP. L’implication de l’armée et de la douane, avec l’appui des programmes ECOPAS et PAPE ont permis de limiter ce phénomène.
Low Threat
Les principales menaces potentielles sont liées aux projets hydrauliques et miniers. Bien que le Niger ait décidé de renoncer aux projets susceptibles d'impacter le bien, il est possible que ces sujets reviendront à l'ordre du jour. La pollution des eaux du fleuve Niger liée aux activités minières à l'extérieur du bien constitue une autre menace potentielle qui devrait faire l'objet d'une attention particulière. L'augmentation des épisodes de sécheresse liée aux changements climatiques impacte les populations floristiques et fauniques mais des mesures adaptatives sont mises en oeuvre.
Dams/ Water Management or Use
Low Threat
Outside site
Le Niger a renoncé au projet de construction du barrage électrique de Dyondyonga sur la Mékrou, qui aurait eu pour effet de faire disparaître la forêt galerie de la Mékrou, de perturber la dynamique des populations de faune et d’inonder des sites archéologiques majeurs à l’échelle nationale (WHC/Unesco SOC Report, 2005 - Décision 29 COM 7B.3)
Mining/ Quarrying
Low Threat
Outside site
Le Niger a renoncé à l’exploitation d’une mine de phosphate dans le périmètre du bien (WHC/Unesco SOC Report, 2005 - Décision 29 COM 7B.3) et il n’existe à ce jour aucun projet connu d’exploration ni d’exploitation minière.
Other Activities
High Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
Le déplacement des populations de la Tapoa lié au bitumage de la route Say/Tapoa a engendré une avancée du front agricole vers le bien, risquant d'accroître les déséquilibres déjà existants au niveau des villages riverains de l'aire protégée. (UICN/PAPACO, 2010)
Water Pollution
High Threat
Inside site
, Extent of threat not known
Outside site
La pollution issue des prospections minières et des ordures ménagères des villages environnants impacte le bien en contaminant les eaux du fleuve Niger (UICN/PAPACO, 2010). La présence d’ordures ménagères au niveau de la base Tapoa constitue une menace potentielle importante en raison de l’augmentation de la population (agents forestiers, écogardes, guides touristiques et employés de l’hôtel Tapoa) si des dispositions ne sont pas prises pour freiner le phénomène de peuplement incontrôlé de la Tapoa (Salifou, comm. pers. 2014).
Solid Waste
Low Threat
Outside site
Le problème des ordures ménagères subsiste à Tapoa malgré la mise en place d’un système de collecte (Lefebvre, comm. pers., 2016)
Droughts
Low Threat
Inside site
, Throughout(>50%)
Outside site
La perturbation du régime des précipitations est observée localement. Elle se traduit par une augmentation des épisodes de sécheresse (certaines mares s'assèchent dès le mois de décembre, les grands arbres situés près des fleuves meurent en raison de trop faibles niveaux d'eau), à laquelle s’ajoute l’érosion de l'Harmattan qui conduit à l’ensablement de certains points d’eau. Ce stress hydrique a un impact négatif sur les populations fauniques et floristiques. Toutefois, des réponses adaptatives sont mises en place avec l’implantation de mares et de forages solaires qui permettent de pallier les effets de la sécheresse (Lefebvre, comm. pers., 2016)
Les principales menaces sont liées aux pressions anthropiques qui s’exercent en périphérie du bien, en particulier l'empiètement agricole et le pâturage incontrôlé, et dans une moindre mesure, le braconnage et l'exploitation illégale de ressources non ligneuses. Les autorités nigériennes avec l’appui de la coopération internationale ont mis en place des mesures pour contenir ces pressions, qui demeurent toutefois importantes.
Ce sont les activités de la périphérie immédiate du site qui créent une forte pression sur celui-ci (usage illégal des terres pour l'agriculture, pâturage, feux incontrôlés). Le braconnage (chasse et pêche) ne représente pas actuellement un risque majeur en comparaison avec d’autres aires protégées dans la région, mais demeure toutefois une menace importante pour le site. La collecte de plantes forestières non ligneuses répond à une demande forte mais elle est autorisée sous encadrement du personnel du site; les récoltes étant inférieures aux demandes, il est vraisemblable que cette question va devenir un point clé de gestion du site. Enfin, l'ensablement du site semble progresser, lié aux activités humaines en amont et autour du site: c'est un risque important de transformation des milieux et des paysages. Les menaces potentielles sont de deux ordres: d'une part les projets qui sont arrêtés mais qui pourraient être réactivés (barrages et mines), et d'autre part, la pollution des eaux du Niger, en lien avec les mines exploitées hors du site, qui est mal connue et qui pourrait aussi mettre en péril les valeurs patrimoniales.
Relationships with local people
Serious Concern
La zone périphérique du bien est constituée de villages dont les principales activités économiques sont fondées sur l’agriculture, l’élevage et la production artisanale. L’avancée du front agricole et le pâturage illégal (transhumant ou local) qui s’exercent de manière croissante en périphérie créent des situations de conflit entre les populations locales, les bouviers et les gestionnaires. Les relations sont difficiles du fait des actions de déguerpissement et des revendications foncières sur certaines parties du bien et sur sa zone tampon (UE/ECOPAS, 2005) (UICN/PAPACO, 2010). La pression globale qui s'exerce sur les terres agricoles renforce la tendance aux situations illégales, malgré un important effort en matière de sensibilisation et de coordination avec les populations (à travers les projets ECOPAS et PAPE). La matérialisation des limites a engendré des mécontentements au sein de la population car certains champs étaient implantés à l'intérieur du site.

Le bien contient des valeurs culturelles importantes, en particulier des sites archéologiques, des sites rituels et des systèmes de connaissances traditionnelles. Un inventaire archéologique a été réalisé avec l’appui du projet ECOPAS (2005) dans le parc national du W, permettant d’identifier des sites archéologiques qui témoignent d’une occupation humaine depuis le paléolithique inférieur (sites archéo-métallurgiques, buttes anthropiques, sites à industries lithiques). Cependant, ces valeurs sont peu prises en compte dans le système de gestion (rapport EoH, 2013).
Legal framework
Some Concern
Le cadre juridique repose sur le décret de création du parc national du W en date du 4 août 1954 et sur la loi 98-07 du 29 avril 1998, qui fixe le régime de la chasse et de la protection de la faune mais celle-ci reste davantage concentrée sur les enjeux de gestion de la chasse (UICN/PAPACO, 2010).
Enforcement
Some Concern
La mise en œuvre du cadre juridique n’est pas totalement effective dans la mesure où il n’existe pas de décrets d’application pour les lois sur le régime de la pêche et le code forestier. La loi sur le pastoralisme et la loi fixant le principe d’orientation du Code Rural, ainsi que le décret de création du parc doivent également être complétés (rapport EoH, 2013). L’interventionnisme politique freine les agents dans la mise en application de la règlementation en vigueur en cas de délit (Salifou, comm. pers. 2014) et les gestionnaires déplorent le manque d’appui de leurs administrations (Lefebvre, comm. pers. 2016).
Integration into regional and national planning systems
Effective
Le Parc national du W de Niger est contigu avec les parc nationaux du W du Bénin et du Burkina Faso, et l’ensemble forme avec les parcs nationaux d’Arly et de Pendjari le complexe WAP (W-Arli-Pendjari). Le développement d’un plan de gestion concerté du complexe à l’échelle des trois pays a permis de mener des actions de gestion conjointes entre les trois pays (LAB, inventaire aérien et pédestre de la grande faune, réunions de concertation entre gestionnaires et autorités administratives et politiques etc.) (Salifou, comm. pers. 2014). Le projet d’inscription du complexe WAP sur la liste du patrimoine mondial, comme une extension du parc national du W du Niger, a également contribué à renforcer la coopération entre les équipes de gestionnaires (Lefebvre, comm. pers. 2016).
Management system
Some Concern
La gestion du bien est placée sous la responsabilité de l’administration forestière mais elle s’inscrit également dans un cadre transfrontalier avec le Burkina Faso et le Bénin. Les Réserves de faune de Tamou et de Dosso sont dotées d’unités de gestion.

Dans les années 2001-2008, le programme ECOPAS a appuyé le développement de la coopération régionale à l’échelle du parc du W, avec la mise en place de plusieurs structures qui ont été renforcées par le programme PAPE (2011-2016) et la définition de plans de gestion (2006-2010, réévalué en 2013). Le schéma directeur d’aménagement et de gestion concertée du complexe WAPO (SDA, 2014-2033) constitue le principal document de planification à valeur réglementaire et à caractère transfrontalier (défini pour l'ensemble des trois parcs nationaux). Le parc national du W est doté d’un plan de gestion décennal (2014-2024), qui repose sur les orientations du SDA.

Les Etats frontaliers du parc du W ont mis en œuvre plusieurs mesures afin d’harmoniser les activités de suivi biologique, de surveillance et de lutte contre le braconnage. Un accord a été signé pour permettre aux agents des trois pays de réaliser des patrouilles dans le périmètre du complexe. En complément, une brigade régionale, composée de 30 personnes (10 par pays) intervient notamment dans les cours d'eau et par voie aérienne, parfois conjointement avec les brigades nationales.
Management effectiveness
Some Concern
Les activités prévues dans le plan de gestion telles que le suivi écologique, la surveillance ne sont que partiellement mis en œuvre faute de moyens financiers. Toutefois, le projet PAPE a contribué au renforcement des capacités de surveillance (vivres pour les pisteurs, matériel, financement de patrouilles régionales) et à l’aménagement de points d’eau (forages et barrages).

Actuellement, le bien dispose du nombre requis d’agents pour assurer les missions de surveillance. Une unité de gestion a été mise en place avec une section dédiée à la protection et à la surveillance pour l’organisation de patrouilles (45 écogardes soit une personne pour 24 km2), cependant le nombre de postes de contrôle avancés (situés à l’intérieur du bien) a diminué. Les besoins logistiques concernent plus particulièrement les véhicules (motos, vélos), les armes et les munitions, et le materiel de communication. Une surveillance aérienne (avec l'utilisation d'ULM) couplée à des patrouilles au sol est envisagée en 2017 dans le cadre d’un projet soutenu par la GIZ.

Depuis la fin des programmes ECOPAS et PAPE, il n’existe pas de mécanisme financier pérenne pour assurer les activités d’aménagement du site, ni pour permettre le renouvellement des bâtiments et des équipements (UICN/PAPACO, 2010). Le personnel d’accueil est en nombre insuffisant, l’entretien des pistes doit être renforcé et de nouveaux aménagements de points d’eau sont nécessaires.
Implementation of Committee decisions and recommendations
Effective
Les recommandations du Comité concernant l'arrêt des projets hydrauliques et miniers, ainsi que l’engagement à étendre le parc du W du Niger en bien transfrontalier avec le Burkina Faso et le Bénin ont été appliquées par les autorités nigériennes (27COM 7B.5, 28COM 15B.1, 29COM 7B.3)
Boundaries
Effective
Le périmètre du parc national du W a été défini par le Décret du 4 août 1954 sur des terrains publics et les limites ont été matérialisées en 1954 mais elles n’ont pas été entretenues depuis. En 2008, des bornes ont été posées à l'extérieur du bien, à savoir autour de la réserve totale de faune de Tamou (réserve de la biosphère (UICN/PAPACO, 2010), qui assure la fonction de zone tampon de la réserve de biosphère au même titre que la Réserve partielle de Dosso. La zone tampon, qui est définie sur une bande de 7 km (rapport EoH, 2013) n’est pas suffisamment bien matérialisée et reste menacée par l’avancée du front agricole.
Sustainable finance
Some Concern
L’Etat nigérien s’est engagé à augmenter les moyens financiers pour le fonctionnement des aires protégées en votant un budget de 600 millions de francs CFA en 2015 et à doter le bien d'un budget annuel de 100 millions de francs CFA (Salifou, comm. pers. 2014). Le budget du parc est insuffisant pour mener à bien ses missions. Le budget de personnel s’élève à 10 millions de francs CFA et les crédits de fonctionnement (15 millions de francs CFA dont seulement 6 millions sont mobilisés) ne sont pas sécurisés (Lefebvre, comm. pers.). Le budget du bien est consacré à 60% au programme de surveillance. Il existe une législation spécifiant la répartition des revenus de la valorisation des ressources naturelles, toutefois le bien n’en perçoit qu’une faible proportion (rapport EoH, 2013). Par ailleurs, il n’existe pas de procédure permettant de sécuriser un budget pluriannuel (UE/ECOPAS, 2005) (UICN/PAPACO, 2010).

Pour compléter les contributions de l’Etat, des bailleurs de fonds internationaux ont apporté leur soutien financier en particulier avec les projets ECOPAS (2001-2008), WAP (2008-2013) et PAPE (2011-2016). La coopération italienne, l'AWF, Ramsar, le Fonds africain et la GIZ (depuis janvier 2017) sont intervenus également en soutien à la gestion du bien. Mais cette situation de forte dépendance à l’égard de la coopération internationale conduit à désengagement de l'Etat.

La création de la Fondation pour la savane de l'Afrique de l'Ouest (FSOA) doit permettre de pérenniser, via un fonds fiduciaire, une partie des moyens de gestion affectés au complexe W-Arly-Pendjari (WAP). Cependant, le Niger ne peut pas adhérer à ce dispositif faute de disposer d’une structure autonome en charge de la gestion des aires protégées (sur le modèle de l’OFINAP au Burkina Faso et du CENAGREF au Bénin).
Staff training and development
Some Concern
L’administration du parc national compte 44 agents forestiers toutes catégories confondues (cadres de conception, techniciens supérieurs, techniciens du développement rural et agents d'exécution), appuyés pour les opérations de surveillance par 45 écogardes issus des populations riveraines du bien (chiffre en diminution par rapport à 2014).

Les besoins de formation du personnel concernent plus particulièrement les outils de gestion, la lutte anti braconnage, les méthodes d'inventaire, la comptabilité et l’accueil des touristes (UICN/PAPACO, 2010), la conception et la gestion financière des projets de conservation, les systèmes d’information géographique (SIG) appliqués à la gestion des aires protégées et la conception de plans d'affaires pour les aires protégées (Salifou, comm. pers. 2014). Des équipes pluridisciplinaires (approches sociologiques) sont également nécessaires pour faciliter les actions de concertation locale auprès des villageois (Lefebvre, comm. pers. 2016).
Sustainable use
Data Deficient
L'information disponible n'est pas suffisante pour permettre une évaluation de cet aspect de la gestion du site.
Education and interpretation programs
Effective
Des émissions radios et des projections de films sont réalisées occasionnellement afin de sensibiliser les populations locales aux problématiques de conservation, de braconnage et de pâturage illégal.
Tourism and visitation management
Some Concern
Des randonnées pédestres, en véhicule ou en canoë, sont possibles. Il existe des conventions entre les gestionnaires et les communautés locales pour l'exploitation des sites éco-touristiques, mais la coopération reste limitée. Une infrastructure d'accueil a été réalisée à Molli. Elle a été construite grâce à l'aide du programme ECOPAS. Trois concessions d’exploitation touristique ont été octroyées pour la construction d’écolodges dans le parc national du W, dont deux sont mises en exploitation (Rapport SOC 2015, Niger). En dehors de l’ecolodge de brousse de l’ile du lamantin qui verse des taxes à l’administration du Parc, le bien ne reçoit aucune retombée économique directe provenant de la gestion des autres exploitations privées du secteur touristique comme l'hôtel de la Tapoa ou d’autres campements communautaires (Salifou, comm. pers. 2014; UICN/PAPACO, 2010).

La coordination en matière de tourisme entre les trois pays frontaliers du parc du W doit être renforcée afin de promouvoir une approche commune du tourisme de vision à l’échelle du complexe d’aires protégées dans lequel est intégré le bien.
Monitoring
Some Concern
L’appui de la coopération internationale a permis de renforcer les capacités techniques en matière d’inventaires et de suivi des activités de braconnage (par exemple, mise en place d’un suivi harmonisé des activités illégales avec le logiciel SMART).

Plusieurs suivis biologiques ont été réalisés dans le cadre de projets de coopération internationale. Le programme ECOPAS et le programme MIKE (Monitoring of Illegal Killing of Elephants) ont permis de réaliser en 2002 un inventaire aérien de la faune puis en 2004 une étude sur les activités socioéconomiques des communautés riveraines du bien. D’autres recensements ont été conduits en 2010 et 2011 par la Direction de la faune, de la chasse et des aires protégées, avec l’appui du projet sur les antilopes sahélo-sahariennes. Un recensement en véhicule ultra-léger motorisé (ULM) a également été effectué en 2011 grâce à un financement du PNUD (Rabeil, 2011). En 2009, l'Université de Niamey (Département d'écologie et de biologie) a inventorié l'habitat de la faune du site. Un programme de suivi a été élaboré avec l’appui du Programme d’Appui aux Parcs de l’Entente (PAPE) (Diedhiou, comm. pers. 2014). En 2013, un inventaire pédestre de la grande faune a été réalisé par l’administration du parc avec l’appui du PAPE (Salifou, comm. pers. 2014). Dans le complexe du W, des suivis des espèces de lions, guépards, léopards, damalisques et hyènes sont mis en place depuis l’année 2012. Ce suivi permanent est réalisé tous les mois par des équipes de surveillance avec la contribution des touristes. Des cartes sont établies pour indiquer les zones de présence des animaux et ces informations sont mutualisées dans des bases de données à l’ensemble du complexe.

En revanche, il n'existe pas d'indicateurs pour mesurer l'impact de la gestion sur les ressources naturelles du bien.
Research
Some Concern
Des programmes de recherche ont été menés dans le cadre du programme ECOPAS et les données fournies ont été partiellement utilisées par les gestionnaires. (UICN/PAPACO, 2010), mais une approche stratégique en matière de recherche scientifique fait défaut.
Le site ne bénéficie pas de moyens matériels et financiers suffisants pour atteindre ses objectifs de gestion et de conservation (problèmes logistiques, matériels obsolètes ou hors de fonctionnement). Les limites de l'aire protégée au titre de la loi sur les parcs nationaux ne sont pas clairement présentes sur le terrain pas plus que le rôle légal des zones tampons qui sont celles de la réserve de la biosphère, bien que la loi ne prévoit pas de zone périphérique ou tampon pour les parcs nationaux du Niger. Ces questions concernent directement la gestion du site mais impactent également les relations avec la population locale.
Assessment of the effectiveness of protection and management in addressing threats outside the site
Some Concern
La principale question à résoudre est celle des relations avec les populations et le respect du site. L'absence de limites claires sur le terrain, de moyens financiers et matériels pour la gestion et la conservation de site lui-même ne permettent pas de répondre correctement à ces questions. Le statut des zones tampons n'est pas clair car il renvoie à la Réserve de la biosphère alors que la loi nigérienne ne prévoit pas de zone tampon pour ses parcs nationaux. La mise en place récente des unités de gestion au niveau des réserves de Tamou et de Dosso devrait contribuer à metter un frein à la forte anthropisation de ces réserves constaté lors de l’évaluation de l’efficacité de gestion du site (rapport EoH, 2013).
World Heritage values

Une grande diversité et un continuum d'écosystèmes aquatiques et terrestres

High Concern
Trend
Deteriorating
Une partie des écosystèmes est sévèrement dégradée. Les valeurs de la zone humide pourraient être mises en danger si l'envasement et l'ensablement se poursuivent. (UICN/PAPACO, 2010)

Une riche biodiversité avec des espèces menacées

Low Concern
Trend
Deteriorating
Malgré les fortes pressions qui s'exercent sur les ressources naturelles et malgré la faiblesse de l'implication des populations dans la gestion des ressources naturelles, ainsi que l'insuffisance des moyens financiers et matériels, le parc conserverait encore ses espèces phares (Eléphant, Lion, Guépard, Buffles, Lamantin). (UICN/PAPACO, 2010).
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Low Concern
Trend
Stable
Les valeurs pour lesquelles le site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial sont encore présentes dans le site. De fortes pressions s'exercent sur le site du fait de pressions externes (besoins en terres agricoles, besoins en matériaux forestiers non ligneux, demande en viande de brousse). Les activités extérieures au site génèrent aussi des menaces pour les milieux (envasement, ensablement, pollution) qui pourraient rapidement mettre ces valeurs en danger. Malgré les fortes pressions qui s'exercent sur les ressources naturelles et la faible implication des populations dans la gestion des ressources naturelles, ainsi que l'insuffisance des moyens financiers et matériels, le parc conserve encore ses espèces phares.
Assessment of the current state and trend of other important biodiversity values
High Concern
Trend
Deteriorating
La situation du cœur de la Réserve de la biosphère n'est pas distincte de celle du site puisqu'il s'agit du même territoire. La zone tampon (réserves de Tamou et de Dosso) fait l'objet de revendications importantes des populations qui pourraient engendrer des risques importants en l'absence d'une surveillance rendue difficile par la faiblesse des moyens du site.
Les valeurs de la zone humide retenues par le classement Ramsar pourraient être mises en danger si l'envasement et l'ensablement se poursuivent. La pollution des eaux mal connue est un facteur de risque à mieux évaluer.

Additional information

Outdoor recreation and tourism
La réalisation des structures touristiques communautaires (infrastructures hôtelières) a permis de créer de l'emploi et des salaires pour les personnes qui y travaillent. Le développement du tourisme a facilité la mise en place d'une taxe de visite qui est reversée aux différentes communes riveraines des parcs et réserves au plan administratif. Les communautés ne jouissent pas des droits d'utilisation de certaines ressources de l'aire protégée. Elles reçoivent une part des taxes de visites et des taxes sur les infractions sanctionnées par les gestionnaires. Chaque campement touristique communautaire est géré par un comité de gestion villageois autonome et les revenus issus de l'hébergement des touristes reviennent entièrement aux communautés. (UE/ECOPAS, 2005) (UICN/PAPACO, 2010)
Fishing areas and conservation of fish stocks
La pêche n'est pas autorisée dans le bien.
Access to drinking water
Données insuffisantes
Data deficient
History and tradition
Il existe des sites archéologiques dans le site, tels que Natangou, Bata, Ngnafaru, George de la mékrou, Tchiba, parmis d'autres. Toutefois, ces valeurs culturelles sont peu valorisées.
Wilderness and iconic features
Il existe des sites rituels dans le site et dans sa zone tampon.
Collection of medicinal resources for local use
Données insuffisantes
Data deficient
Collection of genetic material
Données insuffisantes
Data deficient
Contribution to education
Des émissions radios, des projections de films, sont réalisées occasionnellement et traitent de la conservation, du braconnage et du pâturage illégal. Le
dernier programme d'éducation environnementale a été effectué en juin 2009. (UICN/PAPACO, 2010)
Pollination
Données insuffisantes
Data deficient
Sustainable extraction of materials (e.g. coral, shells, resin, rubber, grass, rattan, etc)
Le prélèvement des produits forestiers non ligneux (plantes médicinales, fruits, etc.) s'effectue dans le site sous le contrôle des forestiers, et reste quantitativement faible. Toutefois, l'activité de cueillette dans le site couvre une faible proportion des besoins des populations.
Les communautés villageoises de la périphérie du site reçoivent des revenus provenant du tourisme et des amendes liées aux infractions. Les communautés locales sont directement impliquées dans la gestion des campements touristiques et en tirent des bénéfices financiers. Le site a permis le recrutement des écogardes au sein des populations locales pour la surveillance. Il offre également des opportunités d'emploi, directement au cours des travaux d'entretien, et indirectement par les services de guidage dans le site. Face à la pression externe qui s'exerce sur le bien, ces bénéfices jouent et joueront un rôle capital dans la conservation du site.
Organization/ individuals Project duration Brief description of Active Projects
1 UE/Ecopas ; UE/PNUD/PAPE Protéger les écosystèmes de l'Afrique soudano-sahélienne pour la conservation de la diversité biologique au bénéfice des populations riveraines des aires protégées, construire des infrastructures logistiques (routes, ponts), développer les connaissances, améliorer la conservation par le développement de la population riveraine. Une seconde phase d'ECOPAS, aujourd'hui dénommée Projet d'Appui aux Parcs de l'Entente (PAPE) couvre la période 2011-2015.
2 CITES/MIKE Programme de "Suivi de l'abattage illégal d'éléphants" outil de suivi utilisé par la CITES dans l'évaluation des politiques de commerce des produits d'éléphants.
3 UNEP/GEF/Unesco-MaB Projet "Renforcement des capacités scientifiques et techniques pour une gestion effective et une utilisation durable de la diversité biologique dans les réserves de biosphère des zones arides de l'Afrique de l'Ouest"
4 UICN To: 2013 Projet "WAP" Conservation à base communautaire de la biodiversité dans les zones périphériques transfrontalières des parcs du W, d'Arly et de la Pendjari. Le projet régional WAP « Renforcer l’efficacité et catalyser la durabilité du système des aires protégées du W-Arly-Pendjari » a été presque concomitant au PAPE (2008-2013) avec un même périmètre d’intervention (ensemble du complexe WAP). Doté d'un budget de 5,15 millions de dollars (FEM/PNUD /Etats) et mis en œuvre par l’UNOPS, ce projet a renforcé les acquis d'ECOPAS avec pour objectif d’assurer la durabilité du système de gestion par une implication des communautés, des aires protégée efficaces et inter-reliées, une coordination pour la conservation du système. Ecopass a permis de renforcer la mise en œuvre d’accords internationaux pour la conservation de la diversité biologique dans la sous région.
5 Banque Africaine de Développement (BAD) Projet "Aménagement des forêts naturelles"
6 Banque mondiale Projet "Gestion des ressources naturelles"
7 Programme d’appui aux parcs de l’entente (PAPE) From: 2011
To: 2016
Le programme d’appui aux parcs de l’entente (PAPE) constitue une phase 2 d'ECOPAS (2011-2016). Doté d’un budget de 21,42 millions d’euros financé par FED (UE), et opéré par le PNUD, son périmètre d’intervention est étendu à l’ensemble du complexe (extension de l’accord de gestion du parc du W aux parcs nationaux d’Arly et de la Pendjari) incluant les aires protégées adjacentes et leurs zones périphériques contingues. Il vise à atténuer les pressions anthropiques sur les parcs du complexe.

References

References
1 Gonzalez, P., C.J. Tucker and H. Sy. 2012. Tree density and species decline in the African Sahel attributable to climate. Journal of Arid Environments, 78. pp 55-64.
2 PAPE. 2014. Schéma directeur d'aménagement et de gestion concertée du complexe WAPO (2014-2033). 117 p.
3 Rabeil, T. 2003. Distribution potentielle des grands mammifères dans le Parc national du W au Niger. Thèse pour l’obtention du Diplôme de Docteur en Environnement : Milieux, Techniques, Sociétés.
4 Rabeil, T. 2011. Recensement aérien dans le parc du W du Niger. MHE, DGEEF, PNUD, 18 pp.
5 UE/ECOPAS, 2005, Plan d'Aménagement et de Gestion de la Réserve de Biosphère Transfrontalière W - 2006-2010, 21 p.
6 UICN/PAPACO, 2010, Evaluation de l'efficacité de la gestion des aires protégées: Parcs et Réserves du Niger, 78 p.
7 WHC /Niger, 2010, Déclaration de valeur universelle du Parc du W du Niger, 1 p.
8 WHC/Fonds Italie, 2003, Rapport de mission sur l'extension de l'inscription du Parc national du W au Niger aux aires protégées adjacentes, 38 p.
9 WHC/Unesco SOC Report, 2005, Rapport sur l'état de conservation du Parc du W du Niger (Niger), 1 p.