Parc national du Niokolo-Koba

Senegal
Inscribed in
1981
Criterion
(x)

Résumé

2017 Conservation Outlook

Finalised on
12 nov 2017
Critiques
L'état actuel et la tendance des valeurs du patrimoine mondial sont à un niveau critique car les éléments principaux de la faune de grands mammifères connaissent des effectifs très bas, l'éléphant étant au bord de l'extinction. Toutefois, aucune espèce de grande faune n’a disparu et la restauration de populations plus importantes reste possible pour la majorité des espèces à moyen-long terme, à condition que la gestion du bien soit améliorée durablement. Il sera important d’organiser de manière urgente un inventaire plus complet de la faune, couvrant mieux l’ensemble du bien, usant de méthodes permettant une comparaison fiable avec les recensements antérieurs. Les habitats sont menacés par l'expansion d'espèces envahissantes, l'assèchement des mares et le régime des feux allumés par l'administration. La pression à l'extérieur du site est forte et les relations avec la population locale sont difficiles en raison du rôle peu clair de la zone tampon, des projets socio-économiques inefficaces en périphérie, et du manque de finalisation de la gouvernance des réserves naturelles communautaires autour du parc. La gestion n'est pas efficace en raison d'un manque de moyens financiers et de problèmes d'organisation (procédures de décaissement des fonds, absence d'un plan de gestion mis à jour, absence d'un plan de mise à feu, absence d'avion de surveillance, efficacité limitée des postes de surveillance).

Current state and trend of VALUES

Critical
Trend
Data Deficient
Les valeurs concernant le critère (x) sont sérieusement menacées dans le site. Les habitats subissent des changements considérables (asséchement des mares, plantes envahissantes) et la faune a diminué dans des proportions dramatiques même si le déclin semble enrayé. La tendance depuis l'inscription du site sur la liste en danger est à la nette détérioration même si cela semble ralentir. Les très faibles densités des espèces de rands mammifères restent extrêmement préoccupant, même si aucune espèce n’a pour le moment disparu du bien. Si les populations animales ne montrent pas de signes de croissance dans les meilleurs délais, il n’y aura pas à court-terme de restauration effective de la valeur universelle exceptionnelle du bien. Il sera important d’organiser de manière urgente un inventaire plus complet de la faune, couvrant d’une manière globale l’ensemble du bien, usant de méthodes produisant des effectifs et permettant une comparaison fiable avec les recensements antérieurs.

Overall THREATS

Very High Threat
Le site est très menacé en raison d'une combinaison d'importantes activités humaines (agriculture, pâturage, braconnage) et la présence de plantes envahissantes. Les feux mis en œuvre sans planification scientifique par l'administration participent à cette situation. Les populations de certains grands mammifères sont en situation de danger critique (éléphant, lion, lycaon). L'existence d'une carrière de basalte à l'intérieur du site et d'un permis d'exploitation de l'or à proximité du site, ainsi que le projet de barrage à l'extérieur sont d'autres menaces actuelles ou potentielles importantes.

Overall PROTECTION and MANAGEMENT

Serious Concern
La zone à l'extérieur du site est sous forte pression (démographie, agriculture) et le rôle peu clair de la zone tampon de la Réserve de Biosphère ne facilite pas les relations avec la population locale. Les projets socio-économiques réalisés n'ont pas eu les effets prévus mais 12 réserves naturelles communautaires, représentant environ 150 000 ha, ont été créées dans la périphérie du bien et font partie de la réserve de Biosphère.. Il reste à les doter d’une réelle gouvernance et à les faire fonctionner pour la gestion des ressources naturelles (B.Chardonnet, 2011). L’octroi d’un permis d’extraction d’or dans la zone tampon et le manque de volonté d’évaluer les impacts potentiels du barrage à Sambangalou (à l’extérieur du bien) sur la valeur universelle exceptionnelle sont fort regrettables et ne sont pas en accord avec les recommandations du Comité du patrimoine mondial (WHC, 2017).

Full assessment

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Finalised on
12 nov 2017

Description of values

Ecosystèmes exceptionnels de la zone bioclimatique soudano-guinéenne.

Criterion
(x)
Le Parc national du Niokolo-Koba contient tous les écosystèmes exceptionnels de la zone bioclimatique soudano-guinéenne comme des cours d'eau majeurs (la Gambie, le Sereko, le Niokolo, la Koulountou), des forêts-galeries, des plaines inondables de savane herbacée, des mares, des forêts sèches denses ou claires, ou claires à sous-bois, des pentes et collines rocheuses, et des "Bowés" dénudés (SoOUV, 2010), soutenants une diversité remarquable de faune et de flore.

Diversité remarquable de faune et de flore.

Criterion
(x)
Le parc a une diversité remarquable de faune et de flore, unique dans la sous-région. Il compte plus de 70 espèces de mammifères, 329 espèces d'oiseaux, 36 espèces de reptiles, 20 espèces d'amphibiens et un grand nombre d'invertébrés. Les lions constituent une attraction particulière, tout comme l'Eland de Derby, la plus grande antilope existante. D'autres espèces importantes sont aussi présentes, comme le Léopard, le Lycaon et le Chimpanzé. La richesse des habitats doit être soulignée, ainsi que la diversité de la flore, avec plus de 1,500 espèces de plantes importantes (SoOUV, 2010).

Assessment information

Very High Threat
La combinaison de beaucoup de types de pressions (braconnage, pâturage, coupe de palmier rônier, exploitation minière, présence d'esèces envahissantes) mène à une détérioration des habitats et de la conservation de faune. La répétition de feux mis en œuvre par l'administration du parc sans planification participe aussi à la détérioration.
Crops
Low Threat
Inside site
, Localised(<5%)
Quelques empiétements agricoles existent à la limite Nord du site en relation avec : l'insuffisance des terres de culture, l'infertilité des sols dans une zone rurale, un espacement inadéquat des marques de limite du site (UICN, 2015 ; UICN/Sénégal, 2011a ; UICN/Sénégal, 2011b).
Livestock Farming / Grazing
High Threat
Inside site
, Scattered(5-15%)
Le site est soumis à une haute pression de pâturage en relation avec : un élevage intensif, une densité très élevée de population, et la présence de bétail sédentaire ne disposant plus de suffisamment de pâturage ou de points d'abreuvement en périphérie du site (APC/Sénégal, 2006 ; UICN, 2010). Another important threat to the diversity of flora and fauna within the park is the risk of disease transmission, in particular between domestic cows and wild buffalo (IUCN Consultation, 2017).
Logging/ Wood Harvesting
High Threat
Inside site
, Scattered(5-15%)
Aucune coupe récente de palmier rônier n'est rapportée en 2015 mais toutefois la DPN la signale encore dans la partie Ouest du bien, malgré une forte diminution de l’espèce sur cette partie du site (UICN/Sénégal, 2011a ; UICN, 2015).
Poaching
Very High Threat
Inside site
, Throughout(>50%)
Le braconnage apparaît comme la menace principale pour le site et semble généralisé, comme le montre la distance de fuite des animaux. La densité d'animaux est faible dès qu'on s'éloigne des postes de garde et certaines espèces restent difficiles à observer, ce qui témoigne de l'impact du braconnage (APC/Sénégal, 2006 ; UICN, 2015 ; UICN/Sénégal, 2011a).
Fire/ Fire Suppression
Inside site
, Throughout(>50%)
Les mises à feu organisées par l'administration du site ne sont pas reliées à un plan scientifique. La répétition des feux précoces favorise l’augmentation des ligneux aux dépens des herbacées qui constituent l’alimentation des espèces paisseuses (APC/Sénégal, 2006 ; UICN, 2015).
Mining/ Quarrying
High Threat
Inside site
, Localised(<5%)
Une carrière de basalte est en activité à l'intérieur du site depuis 2007/2008, liées à la construction d'une route à l'extérieur du site (DPN, 2017). Elle génère, en plus des menaces propres à la carrière, des pistes d'accès et augmente le risque du braconnage (UICN/Sénégal, 2011a). Le rapport soumis par l’Etat partie en 2017 mentionne que la carrière de basalte sera fermée en 2018 ; le rapport ne fait aucunement mention de la réhabilitation du site (DPN, 2017). Un permis d’exploitation d’or a été attribué en 2017 en limite Est du bien (Mako), malgré les études mentionnant les atteintes à la VUE en particulier en ce qui concerne les chimpanzés (UICN, 2015). There is also a high level of unauthorised mining for gold in the area of Mako and Kedagou, these activities do not abide by any environmental laws and the chemicals used to extract gold pose a serious risk of contamination to soil and waterways (IUCN Consultation, 2017).
Invasive Non-Native/ Alien Species
Very High Threat
Inside site
, Widespread(15-50%)
Outside site
L’assèchement des mares et leur encombrement par une plante envahissantes (Mimosa pigra) et la propagation du Mitragyna (plante non-exotique) dans les plaines herbeuses, sont des menaces imminentes et cruciales, affectant même la valeur universelle exceptionnelle et la pérennisation de l’extraordinaire diversité de la flore et de la faune du bien. Un autre danger a été relevé avec l'envahissement en particulier dans la moitié Ouest du bien de nombreuses forêts claires et savanes boisées par le Lantana camara (plante exotique) (B. Chardonnet, 2011). Les causes de ces menaces sont complexes (changement climatique, baisse de l'alimentation des mares, activités humaines, diminution des effectifs d’éléphants, gestion des feux etc.) (UICN, 2010 et 2015). L’élimination mécanique et manuelle des plantes de Mimosa pigra est actuellement pratiquée par la DPN, mais la régénération de cette espèce à partir des souches est rapide (UICN, 2015).
Very High Threat
L'existence d'une carrière de basalte depuis plus de cinq ans à l'intérieur du site et la récente autorisation d'exploitation d'or en immédiate périphérie sont de très mauvais points pour le bien tant pour les pressions concernant les valeurs naturelles que par le renforcement de l'idée que l'extraction minière peut être faite dans le site. Le projet de barrage, même si situé à l'extérieur du site constitue une menace très importante sur sa VUE.
Dams/ Water Management or Use
Very High Threat
Outside site
Un barrage serait réalisé à Sambangalou (rivière Gambie) en accord avec la Gambie et la Guinée. Les impacts négatifs possibles sur le site pourraient être : la réduction des surfaces de forêt-galerie et de rôneraies, obstacles à la traversée du fleuve par la grande faune et l' l’alimentation insuffisante en eau des cuvettes d'inondation et des mares. (UICN, 2010) L’Etat partie précise que l’ouvrage du barrage n’est pas « encore » réalisé mais qu’il n’a pas jugé utile de compléter les études d’impacts environnementales réalisées en 2007 et 2010 car il estime que ces dernières renseignent suffisamment sur les impacts potentiels sur la valeur universelle exceptionnelle du bien et un plan de gestion environnemental et social a été élaboré et est disponible (SOC Report, 2013). Toutefois il est noté que la réalisation du barrage pourrait avoir des impacts sévères sur sa VUE, surtout en aggravant l’assèchement actuel des mares (UICN, 2015).
Le site est très menacé en raison d'une combinaison d'importantes activités humaines (agriculture, pâturage, braconnage) et la présence de plantes envahissantes. Les feux mis en œuvre sans planification scientifique par l'administration participent à cette situation. Les populations de certains grands mammifères sont en situation de danger critique (éléphant, lion, lycaon). L'existence d'une carrière de basalte à l'intérieur du site et d'un permis d'exploitation de l'or à proximité du site, ainsi que le projet de barrage à l'extérieur sont d'autres menaces actuelles ou potentielles importantes.
Relationships with local people
Some Concern
Les relations avec la population locale souffrent de l'absence de politique claire concernant la zone tampon. La coopération avec les acteurs impliqués dans la gestion du site et sa zone périphérique, la coopération avec le Programme pour la Gestion Intégrée des Ecosystèmes du Sénégal (PGIES) a été renforcée et des résultats positifs existent : création de réserves naturelles communautaires (RNC), gestion conjointe avec la population locale (APC/Sénégal, 2006 ; UICN, 2010). La population locale se plaint du manque d’espaces disponible dans la zone périphérique, des dégâts causés par la faune (phacochères en particulier), de l’absence de retombées économiques en provenance du parc, de leur non-implication dans les activités du parc (aménagement, surveillance, tourisme, suivi écologique).
Legal framework
Some Concern
En tant que parc national, le PNNK est rattaché institutionnellement à la Direction des parcs nationaux (DPN), elle-même ayant pour ministère de tutelle le Ministère de l'Environnement et de la protection de la Nature (UICN, 2015).Le rôle de la zone tampon n'est pas clair et ceci produit quelques difficultés avec la population locale dans la proche périphérie du site (APC/Sénégal, 2006).
Enforcement
Data Deficient
Insuffisance de données.
Integration into regional and national planning systems
Serious Concern
Le site n'est pas intégré dans le Plan de Développement Régional. (APC/Senegal, 2006)
Management system
Some Concern
Le PNNK est géré par une équipe dédiée de la DPN et basée à Tambacounda. Elle se compose d’un Conservateur et son adjoint, ainsi que d’un certain nombre de chefs de programme (suivi écologique, lutte anti-braconnage, communication, gestion de la périphérie), et de chefs de zone (le PNNK est découpé en 3 zones géographiques afin de rationaliser les ressources disponibles: Ouest, centre, Est). Les effectifs sont répartis en 19 postes de garde et trois brigades mobiles de 10 personnes (DPN, 2017). Toutefois l’efficacité des postes semble faible et limité dans l’espace (UICN, 2015). Si les équipements ont été améliorés, un manque majeur est l’absence de surveillance aérienne (UICN, 2015). L’instauration récente du système de suivi de la surveillance par le logiciel SMART est un développement positif.
Management effectiveness
Some Concern
Le Plan de Gestion n'est pas effectif: la mise à jour du plan de gestion du site (2000), bien que planifiée depuis 2007, et qu’une formation ait été réalisée sur site en 2011, n'a pas encore pu être réalisée pour des raisons budgétaires. Une assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial a été accordée au parc en 2017 pour soutenir la mise à jour du plan de gestion. La situation des postes de gardes sur le terrain ne semble pas assez adaptée aux défis de la surveillance. Le nombre de gardes a été largement augmenté ces dernières années, passsant à 208 en décembre 2016, dont 155 effectuant des patrouilles (DPN, 2017). Le matériel disponible a été amélioré mais l'absence d'avion pour la surveillance aérienne constitue un manque majeur (UICN, 2015).
Implementation of Committee decisions and recommendations
Serious Concern
Il y a une difficulté réelle pour l'État et les gestionnaires du site à mettre en œuvre les décisions du Comité du patrimoine mondial et ses recommandations. Les progrès pour sortir de la Liste en danger sont partiels et faibles depuis 2007 (33 COM 7B.1 ; 32 COM 7A.11 ; 33 COM 7A.11 ; 34 COM 7A.11 ; 35 COM 7A.12; 36 COM 7A.12 ; 37 COM 7A.13; 38 COM 7A.46 ; 39 COM 7A.13 ; 40 COM 7A.46).
Boundaries
Some Concern
Pour la plupart des limites du bien des bornes étaient implantées tous les 5 km (UICN, 2010). Depuis, l’Etat partie a implanté 102 bornes supplémentaires avec une distance entre les bornes de 1 km. Cet exercice a été conduit en consultation avec les communautés riveraines. Toutefois les panneaux d’information « parc national » sont souvent détériorés et illisibles et ne mentionnent pas Patrimoine Mondial/réserve de biosphère (UICN, 2015). La DPN signale des améliorations pour les panneaux durant l’année 2015 (DPN, 2016).
Sustainable finance
Serious Concern
Le financement de l’Etat est composé de trois sources : la prise en charge du personnel (208 personnes), les frais de fonctionnement (UICN, 2010) (77,2 millions F CFA, soit environ 118 000 € en 2015) et un budget d’investissement annuel de 500 millions F CFA. Il est relevé que ce dernier est difficile à utiliser du fait des procédures en cours (UICN, 2015). Il n’y a pas actuellement de projet de financement durable par un outil de type fiduciaire.
Staff training and development
Effective
Le centre sous-régional de Dalaba pour la formation des gardes est une occasion réelle pour le site de développer la formation du personnel. La formation nécessitée par l'important accroissement de l'effectif des agents du parc en est un signe. Des formations complémentaires de quelques jours ont été dispensées en maniement du GPS, Cybertracker, évaluation de l'efficacité de gestion, législation, etc. (DPN, 2016 et 2017).
Sustainable use
Data Deficient
Il ya peu d’informations sur l’utilisation durable des ressources du bien. Toutefois, l’utilisation des ressources naturelles est possible pour les populations de la périphérie et concerne les matériaux de construction tels que le bambou et la paille, ainsi que les fruits et le miel. La collecte de bambous à l’intérieur du parc leur est d’ailleurs permise par la DPN (UICN, 2015).
Education and interpretation programs
Some Concern
Il y a peu d'actions dans les domaines de l'éducation et de l'interprétation (APC/Sénégal, 2006).
Tourism and visitation management
Some Concern
Seule la zone autour de Simenti (trois camps de gardes, deux camps touristiques) est fréquentée. La sécurité et la conservation relativement correcte d'un petit noyau de faune autour des mares permet d'attirer quelques touristes. Le tourisme reste limité dans le site (2.000 à 6.000 visiteurs par an) en raison de l'accès relativement difficile depuis Dakar et le peu de pistes en bon état qui pourraient permettre une bonne vision de la faune. (APC/Senegal, 2006) (UICN/Sénégal, 2011a)
Monitoring
Serious Concern
La méthode de dénombrement de la grande faune mammalienne, utilisée par la DPN jusqu’à 2015 ne permettait pas d'obtenir des données fiables pour estimer les effectifs de population ni pour mesurer les tendances de la faune (WHC/Rabeil, 2015). Un nouveau système a été mis en place mais les données de suivi écologique disponibles sont difficilement comparables, ce qui complique l’analyse de la situation des espèces menacées du parc (UICN, 2015). Les données disponibles ne permettent pas d’évaluer les tendance d’accroissement ou de déclin des populations animales et un programme de suivi écologique s’appuyant sur des statistiques fiables doit être élaboré (UICN, 2015). L’élaboration d’un tel programme de suivi écologique est prévue dans le cadre de la mise à jour du plan de gestion, auquel une assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial a été accordée en 2017.
Research
Some Concern
La recherche est insuffisamment développée dans le site pour comprendre l'évolution des habitats : couverture de végétation, espèces envahissantes, évolution des mares (WCMC, 2011) qui sont autant de problèmes d’actualités dans le parc. Il n’existe pas réellement de recherche sur les mammifères actuellement, mais plutôt des initiatives isolées de suivi de certaines espèces comme par exemple les grands carnivores (par l’ONG Panthera, 2011). Scientific surveys were carried out in Niokolo-Koba in 2011 looking at Lions, Leopards, Hyenas and Wild Dog with DPN and Panthera staff. Results were published so far just on Lions (Henschel et al 2014). The Cognitive Ethology Research Group of the German Primate Centre in Goettingen, Germany has been carrying out long-term field research on the Guinea baboons and green monkeys.
La zone à l'extérieur du site est sous forte pression (démographie, agriculture) et le rôle peu clair de la zone tampon de la Réserve de Biosphère ne facilite pas les relations avec la population locale. Les projets socio-économiques réalisés n'ont pas eu les effets prévus mais 12 réserves naturelles communautaires, représentant environ 150 000 ha, ont été créées dans la périphérie du bien et font partie de la réserve de Biosphère.. Il reste à les doter d’une réelle gouvernance et à les faire fonctionner pour la gestion des ressources naturelles (B.Chardonnet, 2011). L’octroi d’un permis d’extraction d’or dans la zone tampon et le manque de volonté d’évaluer les impacts potentiels du barrage à Sambangalou (à l’extérieur du bien) sur la valeur universelle exceptionnelle sont fort regrettables et ne sont pas en accord avec les recommandations du Comité du patrimoine mondial (WHC, 2017).
Assessment of the effectiveness of protection and management in addressing threats outside the site
Serious Concern
La zone à l'extérieur du site est sous forte pression (démographie, agriculture) et le rôle peu clair de la zone tampon de la Réserve de Biosphère ne facilite pas les relations avec la population locale. Les projets socio-économiques réalisés n'ont pas eu les effets prévus mais 12 réserves naturelles communautaires, représentant environ 150 000 ha, ont été créées dans la périphérie du bien et font partie de la réserve de Biosphère.. Il reste à les doter d’une réelle gouvernance et à les faire fonctionner pour la gestion des ressources naturelles (B.Chardonnet, 2011). L’octroi d’un permis d’extraction d’or dans la zone tampon et le manque de volonté d’évaluer les impacts potentiels du barrage à Sambangalou (à l’extérieur du bien) sur la valeur universelle exceptionnelle sont fort regrettables et ne sont pas en accord avec les recommandations du Comité du patrimoine mondial (WHC, 2017).
World Heritage values

Ecosystèmes exceptionnels de la zone bioclimatique soudano-guinéenne.

High Concern
Trend
Data Deficient
Un certain nombre de problèmes liés aux activités humaines à l'intérieur du site menacent les habitats (carrières, pâturage, récolte et abattage de bois). Des plantes envahissantes endommagent les écosystèmes terrestres aussi bien que les mares, et l’assèchement de ces derniers est un problème supplémentaire. La répétition des feux précoces favorise l’augmentation des ligneux aux dépens des herbacées qui constituent l’alimentation des espèces paisseuses. La diminution des effectifs d’éléphants (réduits à un seul individu) semble contribuer à la propagation du Mitragyna (plante non exotique) dans les plaines herbeuses.

Diversité remarquable de faune et de flore.

Critical
Trend
Stable
Les densités des principales espèces de grands mammifères sont faibles. Les effectifs de certaines espèces sont réduits à des chiffres de l’ordre de la ou des dizaines : lycaons, lions (Panthera, 2011), chimpanzés. L’éléphant n’est représenté que par un seul individu. Les missions réalisées en 2015 (Rabeil & UICN, 2015) montrent un nombre raisonnable de contacts avec les différentes espèces et laissent penser, en l’absence d’effectifs fiables, que le fort déclin de la faune est stabilisé, en réponse à l’augmentation du nombre de gardes et de patrouilles depuis 2012. Un point important est qu’aucune espèce n’a disparu du bien, même si la présence de l’Eléphant est particulièrement critique. Toutefois les effectifs des différentes espèces restent faibles et il est important de suivre leur évolution (IUCN, 2015).
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Critical
Trend
Data Deficient
Les valeurs concernant le critère (x) sont sérieusement menacées dans le site. Les habitats subissent des changements considérables (asséchement des mares, plantes envahissantes) et la faune a diminué dans des proportions dramatiques même si le déclin semble enrayé. La tendance depuis l'inscription du site sur la liste en danger est à la nette détérioration même si cela semble ralentir. Les très faibles densités des espèces de rands mammifères restent extrêmement préoccupant, même si aucune espèce n’a pour le moment disparu du bien. Si les populations animales ne montrent pas de signes de croissance dans les meilleurs délais, il n’y aura pas à court-terme de restauration effective de la valeur universelle exceptionnelle du bien. Il sera important d’organiser de manière urgente un inventaire plus complet de la faune, couvrant d’une manière globale l’ensemble du bien, usant de méthodes produisant des effectifs et permettant une comparaison fiable avec les recensements antérieurs.

Informations complémentaires

Outdoor recreation and tourism
Le tourisme est peu développé dans le site en raison de la longue distance à parcourir depuis Dakar et la Petite Côte et de l'état des pistes pour la vision de la faune. Les avantages pour les communautés locales sont peu importants, et se réduisent aux guides qui accompagnent les touristes, mais peuvent être développés en même temps que l'amélioration de la faune. Les emplois pourraient concerner également les aménagements du parc, la surveillance et la participation au suivi écologique. (UICN, 2015).
Sustainable extraction of materials (e.g. coral, shells, resin, rubber, grass, rattan, etc)
L’utilisation des ressources naturelles est possible pour les populations de la périphérie et concerne les matériaux de construction tels que le bambou et la paille, ainsi que les fruits et le miel. La collecte de bambous à l’intérieur du parc leur est d’ailleurs permise par la DPN. (UICN, 2015).
Les avantages pour les communautés locales pourraient être plus importants, mais se limitent actuellement à quelques emplois de guides touristiques et à la récolte de certaines ressources naturelles comme le bambou, la paille, les fruits, le miel et les rôniers. La participation rémunérée des populations pourrait également concerner d’autres emplois parmi lesquels la surveillance, l’aménagement du parc, et la participation au suivi écologique.
Organization/ individuals Project duration Brief description of Active Projects
1 UNESCO-MAB/PNUE-GEF A partir de: 2017
À: 2017
Projet régional: "Renforcement des capacités scientifiques et techniques pour une gestion efficace et une utilisation durable de la diversité biologique dans les réserves de biosphère des zones arides et semi-arides de l'Afrique de l'Ouest" Les buts du Projet sont d'améliorer la compréhension de l'impact des activités humaines sur des écosystèmes de savane, améliorer la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité et renforcer les capacités managériales et techniques des gestionnaires de Réserves de biosphère, de leurs personnels, des communautés locales et des institutions gouvernementales
2 APC/Sénégal A partir de: 2017
À: 2017
"Plan d'urgence pour le sauvetage du PNNK et orientations pour une stratégie de gestion à long terme". Les buts du Plan sont de mettre en œuvre la protection et des actions de gestion, le suivi d'espèces en voie de disparition, le développement de la prise de conscience des populations locales.
3 DPN A partir de: 2017
À: 2017
Dénombrement de la grande et moyenne faune mammalienne, terrestre, diurne, du parc national du Niokolo Koba. Projet approuvé le 12 Mars 2015 pour un montant de 30 000 USD grâce à une contribution du gouvernement finlandais. L'objectif principal de ce projet était d'évaluer les stocks de grande et moyenne faune terrestre diurne du parc pour guider la prise de décision nécessaire à sa gestion. Les objectifs spécifiques étaient les suivants : • Déterminer la taille et la densité des différentes espèces ; • Déterminer la répartition spatiale des espèces ; • Enregistrer les indices de braconnage dans le parc.
4 DPN A partir de: 2017
À: 2017
Mise à jour du plan de gestion du Parc national de Niokolo Koba. Projet approuvé le 22 mai 2017 pour un montant de 29 674 USD afin de finaliser la mise à jour du plan de gestion par une assistance technique.
5 Niokolo Network, Kambeŋ A partir de: 2015
À: 2017
A collaboration between Niokolo Network (a UK registered charity) and Kambeŋ a registered community group on the periphery of the park. These groups have the joint purpose of reducing poverty in villages around the park’s periphery and promoting sustainable use of natural resources from within and around Niokolo-Koba National Park. A central approach of their work is the production and screening of local-language educational films.
Site need title Brief description of potential site needs Support needed for following years
1 Sénégal avec des organisations internationales Réalisation d'un inventaire global de la faune fournissant des statistiques fiables. A partir de: 2017
À: 2017
2 A management plan for the elimination of the invasive plant species Mimosa pigra A partir de: 2017
À: 2017

Références

Références
1 APC/Sénégal, 2006, Plan d'Urgence pour le sauvetage du PNNK et orientations pour une stratégie de gestion à long terme, 115 p.
2 DPN 2016. Rapport 2015 sur l’état de conservation du bien intitulé Parc National du Niokolo Koba
3 DPN 2017. Rapport 2016 sur l’état de conservation du bien intitulé Parc National du Niokolo Koba
4 UICN, 2010, Rapport de mission au Parc de Niokolo Koba, 39 p.
5 UICN, 2013. Rapport SOC.
6 UICN, 2015. Rapport de la mission au Parc National du Niokolo-Koba, Sénégal du 10 au 17 Mai 2015
7 UICN, 2016. Rapport SOC
8 UICN, 2017. Rapport SOC
9 UICN-PAPACO. Programme d’amélioration de la gestion du Parc National du Niokolo Koba (Sénégal). Cadre de gestion et programme préliminaire. B.Chardonnet, Mars 2011.
10 UICN/Sénégal, 2011a, Compte rendu de mission de surveillance aérienne, 5 p.
11 UICN/Sénégal, 2011b, Projet UICN/Papaco de renforcement de la surveillance et du suivi écologique du PNNK, rapport semestriel décembre-mai 2011, 17 p.