Parc national de Taï

Côte d'Ivoire
Inscribed in
1982
Criteria
(vii)
(x)

Résumé

2017 Conservation Outlook

Finalised on
09 nov 2017
Bonnes avec quelques préoccupations
Les menaces principales sont le braconnage et l’orpaillage. Des empiétements agricoles sur les îles et presqu’iles du lac de Buyo ont été réaménagés par l’OIPR à partir de 2013 de même que les parcelles occupées illégalement par l’agriculture au Sud-est du parc. Les activités d’orpaillage artisanal continuent, mais ont fortement diminués parce que L’OIPR a su adapter sa stratégie de surveillance au haut degré d’organisation des orpailleurs. La surveillance est quasiment permanente avec des équipes alternantes depuis 2013. Suite à cet effort, en 2016 la plupart des indices d'agression observés portent sur la faune, même si ces indices sont eux même en net recul par rapport à 2013 et 2014. Le statut de conservation globale de la faune est stable. La gestion est plutôt efficace, mais doit être renforcée. Les moyens financiers ne sont pas suffisants et le parc dépend encore fortement de l'aide internationale. La pression croissante à la périphérie immédiate du site doit être atténuée par des projets socio-économiques appropriés, accompagnés de programmes d'éducation capables de bien informer la population de la relation entre la conservation et le développement de la zone.

Current state and trend of VALUES

Low Concern
Trend
Stable
La couverture de la forêt humide tropicale est stable avec une reprise progressive des zones anciennement occupées par des plantations. Le statut de conservation globale de la faune est stable dans l'ensemble, y compris pour les primates, dont certaines espèces ont toutefois subis une diminution importante de leurs effectifs, comme l'avait démontré le rapport de biomonitoring de l'OIPR en 2010.Les activités illégales connaissent une forte diminution par rapport à 2013 et 2014.

Overall THREATS

Low Threat
La principale menace potentielle est l’isolement écologique du parc à travers le braconnage et surtout la destruction des habitats en milieu rural et dans les forêts classées avoisinantes. Des études sont en cours pour déterminer la faisabilité de l’établissement d’un couloir écologique entre le Parc et la Forêt de Grebo au Libéria. Parallèlement à ces études, plusieurs initiatives de partenaires divers (GIZ, Mondelez, WABICC…) permettent de faire la promotion de l’agriculture durable aux alentours du parc et en particulier à sa périphérie ouest. Ces initiatives se basent entre autres sur la vulgarisation de l’agroforesterie et la création des Réserves Naturelles Volontaires.

Overall PROTECTION and MANAGEMENT

Effective
La gestion est efficace dans l'ensemble. Cependant, quelques menaces affectent le site et doivent être contrôlées rapidement. La protection doit être soutenue par une politique éducative forte dans la périphérie du site. Les actions socio-économiques doivent aussi être plus clairement connectées à la politique du parc (dans des nombreux cas ils apparaissent comme un simple élément de la politique économique générale). Les moyens financiers ne sont pas suffisants et le Parc dépend fortement de l'aide internationale, mais un fonds d’amortissement est désormais mis en place par la Fondation des Parcs et Réserves. La mise en place d’un fonds de dotation plus conséquent est prévu à partir de 2019.

Full assessment

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Finalised on
09 nov 2017

Description of values

Paysage de forêt tropicale humide

Criterion
(vii)
Le parc se trouve dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire entre le fleuve Sassandra à l’est et le fleuve Cavally (qui marque la frontière occidentale avec le Libéria) à l’ouest. Le Parc est en outre située, dans un quadrilatère formé par les villes de Guiglo, Buyo, San Pédro et Tabou. Il comprend une ancienne pénéplaine granitique inclinée. Celle-ci est percée par plusieurs inselbergs formés d'intrusions volcaniques, y compris les Collines de Niénokoué au sud. Le parc est une des dernières parties restantes de la vaste forêt primaire qui s'étirait autrefois à travers le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Libéria et la Sierra Leone et c'est le plus grand bloc de forêt sous protection en Afrique occidentale (WHC/Unesco website, 2012). En effet, avec une superficie d’environ 5360 km2, le Parc national de Taï et la Réserve de Faune du N’Zo représentent plus de 50% de la superficie totale des zones forestières ouest-africaines placées sous statut de stricte protection. Cette forêt tropicale humide a un haut degré d'endémisme. En raison de sa grande étendue, le Parc national de Taï, constitue une opportunité pour préserver tout le réservoir génétique d’un écosystème forestier complexe. Son inscription sur la liste du réseau international des Réserves de la Biosphère dans le cadre du programme MAB de l’UNESCO en 1978 et sur la liste du Patrimoine mondial en 1982 reflète son importance (OIPR, Plan d’Aménagement et de Gestion du PNT, 2014).

Biodiversité globale et importance des espèces

Criterion
(x)
Le parc contient environ 1300 espèces de plantes supérieures dont 12% sont endémiques (Adou Yao et al., 2005). La végétation est la forêt ombrophile à feuilles persistantes principalement dense de type guinéen caractérisé par de grands arbres (40-60 m) avec des troncs massifs, parfois avec de grands contreforts ou des racines échasses. Un grand nombre d'épiphytes et de lianes forment un élément important des horizons inférieurs. Deux principaux types de forêt peuvent être définis: (i) la forêt dense humide à Diospyros spp. et Mapania spp. ou forêt pélohygrophylle; et (ii) la forêt sempervirente à Eremospatha macrocarpa et Diospyros mannii. Des plantes réputées éteintes, comme Amorphophallus staudtii, ont été découvertes dans le site. La faune est assez typique des forêts d'Afrique de l'Ouest. Le Parc compte 146 espèces de mammifères, soit 93% des espèces de mammifères de la zone ouest-africaine dont 12 endémiques à la moitié est du point chaud de biodiversité de la Haute Guinée parmi lesquelles le Céphalophe de Jentink, le Céphalophe zébré, le colobe rouge d’Afrique Occidentale et le Cercopithèque diane. A titre d’exemple, les autres espèces de mammifères trouvées dans le PNT incluent le Colobe noir et blanc, le Colobe vert, le Cercocèbe enfumé, le Chimpanzé d’Afrique de l’Ouest, le Pangolin géant, le Pangolin à petites écailles et le Pangolin à longue queue, le Chat doré africain, le Léopard, l'Eléphant, le Potamochère roux, l'Hylochère, l'Hippopotame pygmée, le Chevrotain aquatique, le Bongo, le Buffle et une variété exceptionnelle de Céphalophes forestiers. Sur les 746 espèces d’oiseaux recensées en Côte d’Ivoire, 236 ont été observées dans le PNT dont 28 endémiques de zone forestière guinéenne y compris huit menacées d’extinction. Le PNT est l’un des rares sites en Afrique de l’Ouest abritant des populations viables de Gobe-mouche du Nimba - Melaenormis annamarulae- , de Pintade à poitrine blanche – Agelastes meleagrides - , de Chouettes Pêcheuses d’Ussher – Scotopelia ussheri - et d’Echenilleurs Occidentaux à Fanon – Campephaga eisentauti (Allport et al., 1994). Parmi ces espèces d'oiseaux, 143 sont typiques des porêts primaires (WHC/Unesco site Web, 2012). Le Parc est également riche de 56 espèces d'amphibiens, 42 espèces de reptiles et 60 espèces de poissons.
Réserve de biosphère (1978)
Les données démographiques actualisées ne sont pas disponibles mais les constats de l’immigration dans les villages et campements montrent une tendance à la hausse. Les estimations de populations des localités riveraines du PNT s’élèvent à environ 500.000 habitants pour 2012. (OIPR, projet PAG, nov. 2013). Les études sur la cacaoculture en périphérie du PNT montrent qu’environ un million d’habitants vivent à moins de 10 km du parc (Varlet, 2013). Environ 160,000 personnes vivent actuellement dans la réserve de biosphère (1998). Aujourd'hui, les peuples indigènes représentent une minorité puisque la plupart des habitants sont des colons et des réfugiés libériens. Il y a une pression de population très élevée avec un impact majeur sur la destruction de la forêt. Les autres préoccupations principales dans la réserve de biosphère sont le braconnage, l'exploitation du bois, l'extraction illégale de l'or et l'agriculture. Cependant, les populations vivent aussi de l'escargot sauvage (Achatina achatina) et de la cueillette de champignons. Des recherches ont été effectuées pendant de nombreuses années et ont accru la prise de conscience de la communauté internationale sur l'écosystème fragile de la forêt tropicale.. (Site Web de Mab/UNESCO, 2012). Cependant, les pressions anthropiques devenant de plus en plus fortes, le projet du Plan d’aménagement et de gestion (PAG) actualisé dans sa version du mois de novembre 2013 prévoit une redéfinition des zones afin d’être cohérent avec la législation ivoirienne et les objectifs du PNT et d’améliorer la gestion du PNT. (OIPR, projet PAG, version nov. 2013).
IBA (2001)
Ce site, à cause de sa taille et la condition excellente de la forêt, continue d'accueillir une avifaune forestière complète et est donc probablement unique dans le pays, en termes tant de diversité d'espèces que de tailles de populations. Par exemple, toutes les espèces de Grands Calaos et la Pintade à poitrine blanche (Agelastes meleagrides) y sont en grand nombre, espèces qui n'existent plus ou ont été très réduites ailleurs en raison de la chasse. Au moins 250 espèces ont été inventoriées et ce nombre va probablement augmenter quelque peu une fois que toutes les zones auront été explorées à fond. C'est possible, par exemple, que Malimbus ballmanni, qui a été décrit à partir d'un spécimen recueilli au nord-ouest de la ville de Taï, puisse aussi être trouvé dans site. (BirdLife, IBA sitefactsheets, 2012).

Assessment information

Low Threat
Les menaces principales sont le braconnage et l’orpaillage. Deux groupes d’espèces, les céphalophes à hauteur de 50% et les singes à hauteur de 25%, contribuent au butin de chasse des braconniers en 2013. Des sites victimes d'empiétements agricoles sur les îles et presqu’iles du lac de Buyo et ailleurs ont été réaménagés par l’OIPR entre 2013 et 2015. L'orpaillage artisanal reste confiné dans la partie est du parc et a fortement diminué au cours des dernières années. En effet, l’OIPR a adapté sa stratégie de surveillance au haut degré d’organisation des orpailleurs. La surveillance est quasiment permanente avec des équipes alternantes.
Mining/ Quarrying
Low Threat
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
Les activités d’orpaillage artisanal continuent depuis les rapports précédents sur l'état de conservation. Cependant, les indices d’orpaillage ont considérablement baissé ces dernières années avec des Indices Kilométriques d’Abondance (IKA) passant de 0,40 en 2014 à 0,06 en 2015, puis 0,01 en 2016. Cette situation résulte de l’intensification de la surveillance dans les zones d’orpaillage depuis 2013 et de la multiplication des campagnes de sensibilisation (PNT, Rapport sur l’état de conservation des biens du Patrimoine Mondial 2016). Malgré cette diminution importante de la menace, elle reste importante, vu les efforts que cela nécessite pour la maintenir à son niveau le plus bas ou l’endiguer totalement.
Crops
Low Threat
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
De 2014 à 2016, les indices d’agression ont connu une réduction notable (PNT, Rapport sur l’état de conservation des biens du Patrimoine Mondial, 2016).
Ils sont confinés essentiellement à la lisière du parc en particulier au niveau des points 7 et 8 (respectivement vers Tai et Para), du point 21 (vers le village V6) et du point D (vers la Forêt Classée des Rapides Grah). Cela résulte d’actions fortes entreprises par l’OIPR. En effet, entre 2013 et 2014, l’OIPR a procédé au réaménagement de sites anciennement occupés par des plantations illégales situées dans les parties est (vers le village V6) et nord (vers Buyo) du parc afin d’y favoriser la régénération naturelle.
Hunting (commercial/subsistence)
High Threat
Inside site
, Widespread(15-50%)
Outside site
Les braconniers ciblent principalement des Céphalophes et des Primates, qui constituent 80% de saisies. Les estimations de densité et d’abondance des cibles de conservation dont l’éléphant, le chimpanzé, les Céphalophes et les singes à queue relèvent en 2016, une stabilité par rapport à 2014 et 2015 (PNT, Rapport sur l’état de conservation des biens du Patrimoine Mondial, 2016). Les efforts pour arrêter la diminution constatée des populations de certaines espèces menacées comme les primates lors des évaluations précédentes (SOC rapport, 2012) semblent donc avoir porté leurs fruits. Cependant, la menace reste à considérer avec la plus grande attention.
Low Threat
La croissance de la pression de l'agriculture sur le domaine rural et les forêts classées à l'extérieur du Parc participe actuellement à la fragementation des écosystèmes et à l'isolement du Parc et de ses populations animales.
Other
Low Threat
Inside site
, Localised(<5%)
Outside site
Même si extérieures au parc, ces activités en croissance participent actuellement à la destruction de forêts classées, à la fragmentation des écosystèmes et à l'isolement du Parc et de ses populations animales.
La principale menace potentielle est l’isolement écologique du parc à travers le braconnage et surtout la destruction des habitats en milieu rural et dans les forêts classées avoisinantes. Des études sont en cours pour déterminer la faisabilité de l’établissement d’un couloir écologique entre le Parc et la Forêt de Grebo au Libéria. Parallèlement à ces études, plusieurs initiatives de partenaires divers (GIZ, Mondelez, WABICC…) permettent de faire la promotion de l’agriculture durable aux alentours du parc et en particulier à sa périphérie ouest. Ces initiatives se basent entre autres sur la vulgarisation de l’agroforesterie et la création des Réserves Naturelles Volontaires.
Relationships with local people
Effective
Le processus de planification participative adopté par la Direction du Parc permet aux populations d’influencer le plan de gestion. En effet, les communautés locales prennent part aux Comités Consultatifs existants et aux ateliers bilan et de planification. Les structures associatives, notamment les Associations Villageoises de Conservation et de Développement (AVCD) et d’autres groupes sociaux de base (GSB) sont impliqués dans les activités de sensibilisation, de surveillance, d’aménagement, de suivi écologique et de tourisme.
Legal framework
Effective
Des efforts ont été faits pour faire connaître les limites du Parc, notamment vers le lac de Buyo où des confusions peristaient. Bien que la zone tampon soit sous un régime d'utilisations multiples, dans les faits, elle est affranchie de tout usage non autorisé dans le reste du Parc. Le décret consacrant l'inclusion de la Réserve de Faune du N'Zo, la redéfinition des limites du Parc et la définition précise des limites de la zone tampon et de son rôle (SOC rapport, 2012) est sur le point d'être signé.
Enforcement
Effective
La surveillance du Parc s’est intensifié ces dernières années, notamment pour endiguer le phénomène d’orpaillage clandestin et lutter contre le braconnage. L’utilisation de l’outil SMART permet de démontrer que 93% du Parc est couvert par les patrouilles de surveillance avec un effort de patrouilles de 60 477 hommes-jours de 2011 à 2016. Le renforcement de la collaboration avec les autorités judiciaires et permet d’augmenter le taux de condamnation fermes et/ou avec des amendes relativement conséquentes. Par ailleurs, un accent particulier est mis sur le respect des limites du Parc par les planteurs.
Integration into regional and national planning systems
Effective
Une étude de faisabilité est en cours pour favoriser la connectivité écologique entre le Parc national de Tai et la Forêt de Grebo au Libéria. Parallèlement à cette étude, des initiatives de promotion de l’agroforesterie et de la foresterie communautaire sont en cours à la périphérie du parc.
Management system
Highly Effective
Un Plan d’Aménagement et de Gestion (PAG) 2014-2018 a été élaboré dans un processus participatif et est mis en oeuvre. Cette mise en oeuvre est favorisée par celle d’un Plan d’Affaires 2014-2020. Le Comité de Gestion Locale fonctionne bien et des bilans annuels et plans d’opérations annuels permettent d’ajuster la mise en oeuvre du PAG.
Management effectiveness
Highly Effective
Une évaluation récente de l'efficacité de la gestion du Parc à l'aide de l'outil METT a permis de constater que le Parc était bien géré dans l'ensemble. Ainsi les meilleurs scores ont été attribués au Parc dans les catégories suivantes: statut juridique, règlements, objectifs, configuration et démarcation de l’aire protégée, plan de gestion, plan de travail, inventaires des ressources, recherche, gestion des ressources, personnel, contrôle et évaluation (PNT, 2016b). A titre d'exemple, la surveillance du Parc permet de couvrir 93% du Parc avec un effort de patrouilles de 60 477 hommes-jours de 2011 à 2016.
Implementation of Committee decisions and recommendations
Effective
Des efforts remarquables ont été faits pour la mise en oeuvre des décisions du Comité (WHC-14/38.COM 7B.89): accentuation du contrôle sur les activités d'orpaillage, adoption d'un protocole de suivi des activités illégales, officialisation des nouvelles limites du parc après extension. Concernant le dernier point, un projet de décret portant redéfinition des limites du territoire du Parc y incluant la Réserve de Faune du N'zo a été transmis au Secrétariat du Gouvernement.
Boundaries
Some Concern
Le Décret modifiant le territoire du Parc national avec une extension pour inclure la Réserve de Faune et flore N'Zo n'a pas été promulgué, n'autorisant pas par conséquent l'Etat partie à faire les modifications des limites. Ceci ne permet pas des limites claires du parc dans la zone du Lac Buyo (SOC rapport, 2012). Cependant, des campagnes de sensibilisation et le marquage des limites dans cette zone permettent de la faire respecter de plus en plus. En outre, la promulgation du décret devrait pouvoir se faire dans un futur proche.
Sustainable finance
Some Concern
Les moyens financiers ne sont pas suffisants et le Parc dépend fortement de l'aide internationale. Néanmoins, le Parc reçoit depuis 2015, un fonds d'amortissement d'environ 610 000 euros par an de la Fondation pour les Parcs et Réserves de Côte d'Ivoire. Un fonds de dotation annuelle plus important sera mis en place à partir de 2019 grâce aux revenus issus de la conversion de dettes avec l’Allemagne. Par ailleurs, la GIZ à travers son Programme PROFIAB, apporte une contribution sous la forme d’un appui technique à la mise en oeuvre du PAG dont elle exécute elle même le financement (Plan d’affaires 2014-2020 du PNT).
Staff training and development
Some Concern
Un plan d’actions pour le renforcement des capacités des agents du Parc a été élaboré et est mis en oeuvre avec l’appui de le GIZ (OIPR, 2015). Les modules de formation sont variés, destinés à plusieurs catégories d’agents et comprennent la conduite défensive, l’entretien et la réparation de véhicules et la gestion du parc automobile, l’hygiène et le sécourisme, la gouvernance locale et le processus multi-acteurs, l’analyse des données de suivi écologique Cependant le financement de la mise en oeuvre de cette activité dépend quasi-exclusivement de la GIZ.
Sustainable use
Data Deficient
.
Education and interpretation programs
Effective
Les activités d’information, d’éducation et de communication constituent un maillon essentiel de la politique de gestion du Parc national de Taï. Les activités realisées comprennent (i) les journées d’IEC présidées par les autorités admisitratives, (ii) les séances de sensibilisation de proximité dans les villages riverains y compris les prestations théâtrales, (iii) les séances de travail avec les autorités administratives et judiciaires, (iv) les visites guidées dans le parc, (v) la participation à des fora nationaux et internationaux…
Les médias locaux, nationaux et internationaux sont régulièrement mis à contribution pour véhiculer des messages sur les enjeux de la conservation du parc. Des contenus sont régulièrement mis à jour sur le site web du Parc et plusieurs supports de communication (dépliants, T-shirts, affiches…) servent à faire la promotion du Parc.
Il n’y pas encore de programme d’interprétation des valeurs du Parc, mais des études commanditées par la GIZ et la Fondation des Parcs et Réservent ont permis de documenter la valeur économique des services écosystémiques rendus par le parc.
Tourism and visitation management
Some Concern
Le tourisme a repris dans le Parc national de Tai depuis la fin de la crise socio-politique de 2010-2011. En ce moment la station d’écotourisme de Djouroutou reçoit en moyenne, 100 touristes par an. Les centres d’intérêt portent sur la randonnée en forêt, l’escalade du Mont Nionokoué et l’observation des animaux habitués. Le taux de fréquentation du parc par les touristes reste faible même si l’OIPR entreprend une diversification de son offre touristique, notamment à Taï.
Monitoring
Effective
Trois phases (9,10 et 11) du programme suivi écologique ont été réalisées de 2014 à 2016. Les résultats de chacune de ces phases attestent d’un bon niveau de conservation de la biodiversité animale du Parc. Le dispositif de suivi écologique a été modifié pour la phase 11 dans l’optique d’améliorer la précision et la fiabilité des estimations de tailles des populations animales.
Research
Effective
Le Parc de Taï reste un site majeur de recherche en Afrique occidentale avec une forte assistance internationale. L'évaluation de la faisabilité de couloirs écologiques vers les secteurs protégés du Libéria et l'extension de recherches dans le fonctionnement de l'écosystème (rapport SOC, 2012) sont en cours.
La gestion est efficace dans l'ensemble. Cependant, quelques menaces affectent le site et doivent être contrôlées rapidement. La protection doit être soutenue par une politique éducative forte dans la périphérie du site. Les actions socio-économiques doivent aussi être plus clairement connectées à la politique du parc (dans des nombreux cas ils apparaissent comme un simple élément de la politique économique générale). Les moyens financiers ne sont pas suffisants et le Parc dépend fortement de l'aide internationale, mais un fonds d’amortissement est désormais mis en place par la Fondation des Parcs et Réserves. La mise en place d’un fonds de dotation plus conséquent est prévu à partir de 2019.
Assessment of the effectiveness of protection and management in addressing threats outside the site
Some Concern
Un effort très important a été fait dans la périphérie immédiate du site pour développer des projets socio-économiques. Cependant, la pression est très élevée à l'extérieur du site en raison de la migration. La clarification du rôle de la zone tampon par le biais d'un décrêt qui est sur le point d'être signé. Ceci devrait contribuer à l'amélioration des relations entre la population locale et l'administration de parc dans les prochaines années.
World Heritage values

Paysage de forêt tropicale humide

Low Concern
Trend
Stable
Le couvert forestier du Parc fait l’objet d’un suivi particulier par images satellites depuis 1993. L’analyse des images de janvier 2015 revèle seulement 0,8% de zones dégradées dans le parc. La zone du lac Buyo (Réserve de N'Zo) est sous une haute pression par les communautés locales : le décret incluant la Réserve dans le territoire du parc n'est pas publié et les limites ne sont pas clairement identifiées par la population locale (Rapport SOC, 2012). La comparaison des résultats détaillés de 2011 et 2015 révèle une évolution des surfaces des anciennes plantations vers une végétation de type jachère (PNT, 2015).

Biodiversité globale et importance des espèces

High Concern
Trend
Stable
Les estimations de densité et d’abondance des cibles de conservation dont l’éléphant, le chimpanzé, les céphalophes et les singes à queue révèlent une stabilité en 2016 par rapport à 2014 et 2015 (Résultats de la phase 11 du suivi écologique). Les efforts de surveillance doivent se poursuivre pour favoriser un accroissement de la taille des populations animales, en particulier celles des singes dont une forte diminution avait été constatée lors de la précédente évaluation basée sur les résultats des suivis écologiques de 2009 et 2010.
Assessment of the current state and trend of World Heritage values
Low Concern
Trend
Stable
La couverture de la forêt humide tropicale est stable avec une reprise progressive des zones anciennement occupées par des plantations. Le statut de conservation globale de la faune est stable dans l'ensemble, y compris pour les primates, dont certaines espèces ont toutefois subis une diminution importante de leurs effectifs, comme l'avait démontré le rapport de biomonitoring de l'OIPR en 2010.Les activités illégales connaissent une forte diminution par rapport à 2013 et 2014.
Assessment of the current state and trend of other important biodiversity values
Data Deficient
Trend
Data Deficient

Informations complémentaires

History and tradition
Les sites sacrés pourraient être utilisés pour entretenir des liens entre des sociétés actuelles et passées et développer la prise de conscience de connaissances liées aux relations de la nature et de l'Homme.
Importance for research
Le site pourrait être un lieu majeur pour expliquer l'importance de ces écosystèmes et de leur conservation.
Outdoor recreation and tourism
Les visiteurs pourraient facilement découvrir les valeurs naturelles du parc et en jouir si un système d'interprétation était créé.
Le Parc de Taï a déjà mis en place une politique de développement dans la périphérie du parc, mais il y a un manque de compréhension de ce qu'est la relation entre la conservation à l'intérieur et les avantages à l'extérieur. L'importance de la zone doit être démontrée à la communauté globale.
Organization/ individuals Project duration Brief description of Active Projects
1 OIPR, GIZ,WCF, CSRS Comparison of images from satellites to evaluating the evolution of forest coverage. L'objectif est d'analyser l'évolution de la couverture forestière du parc pour savoir où les activités humaines changent les habitats.
2 OIPR, GIZ, WCF, CSRS Biomonitoring of the Taï National Park. L'objectif est de connaître les espèces principales et l'usage spatial du site par la faune.
3 OIPR, GIZ, WCF, AHT GROUP, CSRS Strengthening ecological connectivity between Taï National Park and Grebo forest. L 'objectif est d'évaluer la faisabilité d'un couloir écologique entre le Parc national de Taï en Côte d'Ivoire et la Forêt de Grebo au Libéria.
Site need title Brief description of potential site needs Support needed for following years
1 OIPR et organisations internationales Elargir les recherches au fonctionnement des écosystèmes
2 OIPR et organisations internationales Préparer un schéma d'interprétation et d'éducation et une stratégie d'écotourisme
3 OIPR et organisations internationales Etudier l'utilisation des ressources du parc et les conflits qui y sont liés
4 OIPR et organisations internationales Evaluer la faisabilité de corridors écologiques
5 OIPR et organisations internationales Conduire des études sur l'écologie et les espèces

Références

Références
1 Adou Yao C. Y., Blom E.C., Dengueadhé K.T.S, van Rompaey R.S.R.R., N’guessan E.K., Wittebolle G., Bongers F. (2005). Diversité floristique et vegetation dans le Parc National de Tai. Côte d’Ivoire. Tropenbos Côte d’Ivoire Série 5, Abidjan.
2 Allport, G., Boesch, C., Couturier, G. , Esser, J., Merz, G. & Piart, J. (1994). La faune. In: Riezebos, E.P., Vooren, A.P., & Guillaumet, J.L. (Eds). Le Parc National de Taï- Côte-d’Ivoire. Synthèse des connaissances. Tropenbos series 8, Tropenbos, Wageningen, 9-11
3 Coulibaly B. (2011). Analyses des potentialités économiques durables dans le cadre de la mise en place du corridor du Parc national de Tai et de la Forêt classée de Grebo. Rapport d’étude. WCF (Programme STEWARD II), Abidjan.
4 WCF, (2008), Forest Wisdom, journal 8/9, 20 p., Abidjan,